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| Conférence de Paris sur le climat (COP21) | |
|---|---|
| Name | Conférence de Paris sur le climat (COP21) |
| Native name | Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, 21e session |
| Date | 30 novembre – 12 décembre 2015 |
| Location | Paris, Le Bourget |
| Participants | Délégués de 196 Parties, observateurs, ONG, entreprises |
| Outcome | Accord de Paris (2015) |
Conférence de Paris sur le climat (COP21) La Conférence de Paris sur le climat (COP21) fut la vingt-et-unième session de la Conference of the Parties, réunissant des représentants de 196 Parties, des délégations de la Nations Unies, des ONG et des entreprises à Paris pour négocier un instrument multilatéral sur le changement climatique. Tenue à Le Bourget du 30 novembre au 12 décembre 2015, la conférence a abouti à l'Accord de Paris (2015), un accord mondial visant à limiter le réchauffement planétaire et à encadrer les contributions nationales.
La tenue de la COP21 s'inscrivait dans la série des négociations de la UNFCCC après des réunions à Kyoto (protocole), Bali, Copenhague, Cancún, Durban et Doha; elle faisait suite aux engagements présentés dans les contributions prévues déterminées au niveau national (INDC), aux études du GIEC et aux consultations menées par la présidence française, dirigée par le ministre Laurent Fabius. La préparation impliqua des consultations intergouvernementales avec des délégations de la Union européenne, des États-Unis sous l'administration Barack Obama, de la Chine, de l'Inde, du Brésil, de la Russie et de nombreux États insulaires, ainsi que la mobilisation de la société civile représentée par Greenpeace, WWF, 350.org et des réseaux syndicaux comme Confédération syndicale internationale.
Les objectifs principaux incluaient la limitation du réchauffement "bien en dessous de 2 °C" et de préférence 1,5 °C par rapport à l'ère préindustrielle, la définition de mécanismes financiers incluant un objectif de mobilisation de 100 milliards de dollars par an à partir de 2020 et la mise en place de cycles de revue et d'augmentation des ambitions. Les négociations opposèrent positions de la UE, des États-Unis, de la Chine, de l'Inde, du Groupe des 77 plus la Chine, des pays du Petits États insulaires et des délégations africaines emmenées par l'Union africaine, en présence d'acteurs comme la Banque mondiale et le Fonds monétaire international. Les débats portèrent sur la différenciation des responsabilités entre pays développés et pays en développement, les mécanismes de marché hérités du Protocole de Kyoto et les dispositifs de financement et d'adaptation soutenus par la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques.
L'issue de la COP21 fut l'adoption de l'Accord de Paris lors de la session finale présidée par Laurent Fabius; l'accord fut approuvé par consensus des Parties et ouvert à la signature lors d'une cérémonie au Siège des Nations Unies à New York. L'Accord de Paris instaura un cadre basé sur des contributions nationales déterminées (NDCs), un cycle quinquennal de revue et de renforcement des ambitions, des obligations de transparence et des dispositions sur l'atténuation, l'adaptation et le financement. Les États parties incluent des signataires majeurs comme les États-Unis (qui plus tard ont annoncé leur retrait sous Donald Trump avant de réintégrer sous Joe Biden), Chine, Inde, Union européenne, Brésil, Afrique du Sud et des États insulaires tels que Kiribati et Tuvalu.
Après la COP21, les Parties ont soumis et mis à jour leurs NDC auprès de la UNFCCC Secretariat; des instruments financiers publics et privés, incluant des initiatives de la Banque mondiale, du Fonds vert pour le climat et de banques multilatérales de développement, ont été mobilisés pour soutenir l'atténuation et l'adaptation. Des politiques nationales influencées par la COP21 ont été adoptées par des États comme Allemagne avec sa Energiewende, la Chine avec ses plans de réduction d'intensité carbone et les États-Unis avec des réglementations fédérales et étatiques. Les villes et autorités locales, représentées par réseaux comme C40 Cities et ICLEI, ont accéléré les plans de transport et d'urbanisme bas-carbone, tandis que des entreprises multinationales comme Apple Inc., Google et IKEA ont annoncé des objectifs d'énergie renouvelable et des engagements de neutralité carbone.
L'Accord de Paris a été salué par des chefs d'État tels que François Hollande, Barack Obama et Xi Jinping et par des organisations internationales comme la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, mais critiqué par certains groupes climate skeptics et des partis politiques nationaux. Des mouvements sociaux et ONG, dont 350.org et Greenpeace, ont souligné l'insuffisance des engagements pour atteindre 1,5 °C, tandis que des entreprises du secteur énergétique comme ExxonMobil et BP ont adapté leurs stratégies d'investissement. L'Accord a aussi influencé les négociations commerciales et les accords régionaux, en lien avec des organisations comme l'Organisation mondiale du commerce et des blocs régionaux tels que l'Union européenne.
Les évaluations du GIEC et d'instituts comme le IPCC et le National Oceanic and Atmospheric Administration ont examiné l'alignement des NDC avec les trajectoires 1,5 °C et 2 °C; les analyses ont montré que les engagements initiaux étaient insuffisants pour atteindre ces objectifs sans renforcement substantiel et rapide des politiques. Les implications observées incluent une accélération des investissements en énergies renouvelables et des technologies de stockage, une attention accrue aux puits de carbone incluant le boisement et la restauration des zones humides, et l'essor de la recherche sur la capture et stockage du carbone (CCS). Les rapports post-2015 documentent des tendances de hausse de la température moyenne globale, de l'élévation du niveau de la mer mesurée par le JASON satellites et des vagues de chaleur et événements extrêmes étudiés par des équipes du NOAA, du Met Office et des universités comme MIT et Université d'Oxford, soulignant l'écart entre la science du climat et les ambitions politiques.
Category:Conférences des Nations Unies Category:Changement climatique