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| Programme-cadre pour la recherche et l'innovation Horizon 2020 | |
|---|---|
| Nom | Programme-cadre pour la recherche et l'innovation Horizon 2020 |
| Période | 2014–2020 |
| Zone | Union européenne |
| Budget | ≈€77 milliards |
| Suivant | Programme-cadre Horizon Europe |
Programme-cadre pour la recherche et l'innovation Horizon 2020
Horizon 2020 était le programme-cadre de l'Union européenne en matière de recherche scientifique, technologie et innovation pour la période 2014–2020, mis en oeuvre par la Commission européenne et cofinancé par les États membres et des acteurs publics et privés, incluant des consortiums de l'[Agence spatiale européenne] et des universités telles que Université d'Oxford, Université de Cambridge et Université Paris-Saclay. Il a succédé au Septième programme-cadre et précédé le Programme-cadre Horizon Europe, mobilisant des agences nationales telles que le Fond national de la recherche et des institutions comme le Conseil européen de la recherche, le Conseil européen de l'innovation et l'European Research Council dans des appels coordonnés avec des acteurs comme le European Institute of Innovation and Technology et la Banque européenne d'investissement.
Le lancement d'Horizon 2020 s'inscrit dans le cadre du marché unique et des stratégies européennes telles que la Stratégie Europe 2020 et les conclusions du Conseil européen de 2013, après des négociations impliquant la Parlement européen et le Conseil de l'Union européenne, où des pays comme Allemagne, France et Royaume-Uni ont défendu des positions divergentes sur le budget et la gouvernance, en dialogue avec des organisations internationales comme l'Organisation des Nations unies et l'Organisation de coopération et de développement économiques. Les travaux préparatoires ont mobilisé des réseaux de recherche tels que CERN, EMBL et ESA pour définir des priorités, tout en intégrant les recommandations du Groupe d'experts et des comités consultatifs composés de représentants d'institutions telles que la Commission européenne et le Parlement européen.
Horizon 2020 visait à renforcer la compétitivité de l'Union européenne en soutenant l'innovation d'acteurs comme les petites et moyennes entreprises (PME) et en favorisant la coopération entre institutions telles que CNRS, Max Planck Society, Fraunhofer-Gesellschaft et des entreprises multinationales comme Siemens, Sanofi et Airbus. Les priorités incluaient la recherche fondamentale portée par le Conseil européen de la recherche, les technologies industrielles promues par le Programme-cadre, et les défis sociétaux alignés sur des politiques publiques telles que la politique climatique et les objectifs de l'accord de Paris.
La structure comprenait trois piliers principaux: "Excellent Science" coordonné par le Conseil européen de la recherche et des infrastructures comme EMBL; "Industrial Leadership" impliquant la Commission européenne et la Banque européenne d'investissement pour des instruments financier tels que les prêts et garanties; et "Societal Challenges" articulés avec des programmes sectoriels comme Horizon 2020 Societal Challenges. Les instruments comprenaient des subventions gérées par des organismes comme l'Agence exécutive pour la recherche et des mécanismes financiers gérés par la European Investment Bank et le European Innovation Council, ainsi que des actions de coopération internationale avec des partenaires tels que les États-Unis, la Chine, le Canada et l'Afrique du Sud.
Les appels d'Horizon 2020 couvraient des thématiques soutenues par des institutions telles que European Space Agency, European Medicines Agency et European Environment Agency, incluant la santé (coordonné avec World Health Organization), l'énergie (interfacé avec la stratégie de la Commission européenne et des projets pilotes comme Nuclear Fusion chez ITER), les technologies de l'information (liées à des acteurs comme IBM, Google et Microsoft), les transports (impliquant Airbus et Siemens Mobility), et l'agriculture durable en lien avec la FAO. Des consortiums multi‑pays impliquant des universités et des centres de recherche tels que ETH Zurich, Imperial College London et INRIA ont répondu à des appels dédiés à la bio‑technologie, aux nanosciences et à la cybersécurité en coopération avec des agences comme ENISA.
La gouvernance s'appuyait sur la Commission européenne et des agences exécutives, avec des appels évalués par des panels composés d'experts issus de centres comme Max Planck Institute, Karolinska Institutet et Wellcome Trust, et des comités de pilotage associant le Parlement européen et les autorités nationales de recherche telles que l'Austrian Science Fund ou le Spanish National Research Council. La mise en oeuvre a mobilisé des plateformes de gestion de subventions et des instruments d'audit alignés sur les standards de la Cour des comptes européenne et des procédures de passation des marchés européennes, en coopération avec des réseaux régionaux comme le European Research Area.
Horizon 2020 a financé des projets portés par des acteurs tels que CERN, Oxford University et des PME innovantes aboutissant à des brevets déposés auprès de l'Office européen des brevets et à des spin‑outs cités dans des revues comme Nature et Science, contribuant aux indicateurs de croissance technologique mesurés par la Banque mondiale et l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Les évaluations ont souligné des avancées en santé, énergie propre, numérique et transport, avec des retombées pour des clusters régionaux tels que la Silicon Fen et des pôles d'innovation comme Station F.
Les critiques ont porté sur la complexité administrative et la charge de reporting dénoncées par des institutions comme European University Association et des consortiums universitaires, ainsi que sur l'équilibre entre financement de la recherche fondamentale défendu par le Conseil européen de la recherche et des subventions orientées vers l'industrialisation réclamées par des États membres comme Allemagne et France. Des controverses ont aussi émergé autour de la répartition géographique des fonds, pointée par des rapports de la Cour des comptes européenne et des ONG, et des débats publics impliquant le Parlement européen sur la transparence et les conflits d'intérêts associés à certains comités d'évaluation.
Category:Programmes de recherche de l'Union européenne