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| Secrétariat général pour l'investissement | |
|---|---|
| Name | Secrétariat général pour l'investissement |
| Native name | Secrétariat général pour l'investissement |
| Formation | 2013 |
| Headquarters | Paris |
| Region served | France |
| Parent organization | Prime Minister of France |
Secrétariat général pour l'investissement. Le Secrétariat général pour l'investissement est une institution française créée pour coordonner les politiques d'investissement public et soutenir les plans stratégiques nationaux, en lien avec des acteurs tels que Élysée Palace, Matignon, Banque de France, Agence des participations de l'État, Caisse des dépôts et consignations et Direction générale du Trésor. Il a joué un rôle central dans l'élaboration et la mise en œuvre du programme d'investissements d'avenir impulsé sous les mandats de François Hollande, en coordination avec des partenaires comme Organisation de coopération et de développement économiques, Fonds monétaire international, Banque mondiale, Union européenne et Conseil constitutionnel.
Le Secrétariat général pour l'investissement a été instauré dans un contexte de relance post-crise, après des initiatives lancées par Nicolas Sarkozy et consolidées sous François Hollande et Édouard Philippe; il s'inscrit dans la continuité d'organismes comme Commissariat général au Plan et Agence nationale de la recherche. Sa création a été motivée par la nécessité de coordonner des instruments existants tels que Programme d'investissements d'avenir, Investissements d'avenir II, Contrat de plan État-Région et des partenariats avec Régions de France, Banque européenne d'investissement et Fonds européen de développement régional. Le Secrétariat a succédé à des cellules interministérielles mobilisant des acteurs comme Ministère de l'Économie et des Finances, Ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation et Institut national de la statistique et des études économiques.
Ses missions couvrent la conception, la programmation, la coordination et l'évaluation de grands programmes d'investissement, en interface avec Plan France 2030, Stratégie nationale bas-carbone, Agenda numérique européen, Ministère de la Transition écologique, Direction générale des entreprises et Autorité des marchés financiers. Il assure l'animation d'écosystèmes associant Banque publique d'investissement, Société générale, Crédit Agricole, TotalEnergies, Airbus, STMicroelectronics et Thales pour favoriser la transformation industrielle, la recherche, l'enseignement supérieur et les infrastructures. Le Secrétariat détient des compétences techniques sur les modalités de financement, le montage juridique et la gouvernance partagée avec des acteurs comme Union des industries et métiers de la métallurgie, Medef, Confédération générale du travail et France Stratégie.
La gouvernance associe le Premier ministre, des comités stratégiques et des directions opérationnelles travaillant avec Inspection générale des finances, Cour des comptes, Conseil d'État et Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Le Secrétariat articule ses services avec des établissements publics tels que Agence nationale de la recherche, Centre national de la recherche scientifique, Institut national de la santé et de la recherche médicale et École polytechnique. Des personnalités issues de École nationale d'administration, Sciences Po, École des Ponts ParisTech et du secteur privé ont présidé des instances consultatives impliquant OCDE, FMI et des fonds souverains internationaux comme QIA et Temasek.
Parmi les projets pilotés figurent le Programme d'investissements d'avenir (PIA), la déclinaison nationale de Horizon 2020, la structuration du plan France 2030, des projets d'infrastructures avec SNCF Réseau, RATP, Aéroports de Paris et des programmes de transition industrielle reliant Dassault Aviation, Renault, PSA Peugeot Citroën et Valeo. Le Secrétariat a soutenu des initiatives dans la santé en partenariat avec Sanofi, Institut Pasteur, Hôpitaux de Paris (AP-HP) et CHU de Bordeaux, ainsi que des projets numériques menés avec Atos, Capgemini, Dassault Systèmes et Orange. Il a contribué à des chantiers liés à la recherche fondamentale avec CEA, Sorbonne Université, Université Paris-Saclay et Collège de France.
Les ressources proviennent d'enveloppes publiques, d'investissements croisés avec la Caisse des dépôts et consignations, de cofinancements européens via Fonds européen d'investissement, d'engagements privés de banques comme BNP Paribas et d'opérateurs institutionnels tels que Banque européenne d'investissement. Le Secrétariat a négocié des montages financiers impliquant Société financière internationale, Banque asiatique de développement, des fonds de capital-risque et des investisseurs institutionnels comme Amundi. Les partenariats stratégiques ont inclus Région Île-de-France, Métropole de Lyon, Région Auvergne-Rhône-Alpes, des pôles de compétitivité et des clusters tels que Systematic Paris-Region.
Les dispositifs d'évaluation mobilisent la Cour des comptes, l'Inspection générale des finances, France Stratégie et des cabinets d'audit internationaux comme McKinsey & Company, Boston Consulting Group et PricewaterhouseCoopers pour mesurer l'impact des programmes sur l'emploi, l'innovation et la compétitivité des filières comme aéronautique, automobile, pharmacie et énergies renouvelables. Des évaluations croisées ont été conduites avec OCDE et Commission européenne pour apprécier l'efficience des appels à projets, la gouvernance des fonds et la cohérence avec des cadres tels que Pacte vert pour l'Europe.
Le Secrétariat a fait l'objet de critiques liées à la transparence et aux choix d'allocation, pointés par Sénat, Assemblée nationale, Transparency International et des syndicats comme CGT et CFDT, au sujet de relations avec des cabinets de conseil privés et des acteurs industriels tels que McKinsey & Company et TotalEnergies. Des débats parlementaires ont opposé Olivier Dussopt, Bruno Le Maire et Agnès Pannier-Runacher sur l'efficacité des mécanismes, tandis que des ONG comme Greenpeace et Fondation Nicolas Hulot ont critiqué l'orientation environnementale de certains projets. Des rapports émanant de Cour des comptes et d'instances parlementaires ont recommandé des améliorations de gouvernance, de suivi et de transparence, suscitant des réponses de la part de Premier ministre (France) et du Ministère de l'Économie et des Finances.