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Programme de Restauration des Terrains Minés

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Programme de Restauration des Terrains Minés
NameProgramme de Restauration des Terrains Minés
Native nameProgramme de Restauration des Terrains Minés
Formation1990s
TypeInitiative de réhabilitation
LocationPays affectés
Leader titleDirecteur

Programme de Restauration des Terrains Minés Le Programme de Restauration des Terrains Minés est une initiative de réhabilitation post-conflit visant à identifier, déminer et remettre en valeur des terrains contaminés par des mines antipersonnel et des munitions non explosées, en coordination avec des acteurs internationaux. Il combine expertise opérationnelle, restauration environnementale et développement local pour soutenir la sécurité humaine et la relance socio-économique dans les zones affectées.

Contexte et objectifs

Le Programme s'inscrit dans le cadre des accords internationaux comme la Convention d'Ottawa et la Convention sur certaines armes classiques, et s'aligne sur les objectifs de la Croix-Rouge internationale, le Comité international de la Croix-Rouge, l'Organisation des Nations unies et les priorités des États concernés tels que Laos, Cambodge, Afghanistan, Bosnie-Herzégovine et Mozambique. Ses objectifs incluent la délimitation des zones contaminées, la suppression des mines pour permettre la réinstallation, le rétablissement des infrastructures publiques et la relance des activités agricoles en lien avec des programmes menés par la Banque mondiale, le Programme des Nations unies pour le développement et la Food and Agriculture Organization. Le Programme vise aussi la conformité avec la Commission internationale contre l'impunité et la prévention des risques pour les populations civiles, en coordination avec des ONG comme Handicap International et Halo Trust.

Historique et création

Les origines remontent aux opérations de déminage menées après les conflits des années 1990, notamment après la dissolution de la Yougoslavie, les guerres en Afghanistan (1978–present), et les campagnes de déminage au Cambodge et au Laos au lendemain des guerres civiles. La formalisation du Programme a impliqué des institutions telles que le Conseil de sécurité des Nations unies, la Comission européenne et la NATO, ainsi que des initiatives bilatérales menées par des États donateurs comme Norvège, Suède et États-Unis. Les premières étapes ont été influencées par des missions de l'Organisation mondiale de la santé pour la prise en charge des victimes et par des recommandations de la Société internationale de droit humanitaire.

Organisation et gouvernance

La gouvernance repose sur une coordination entre autorités nationales (ministères de l'Intérieur et des Affaires étrangères) et partenaires internationaux comme l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), l'Union européenne et des agences onusiennes. Des comités nationaux et des cellules techniques impliquent des acteurs tels que Ministère de la Défense (France), Ministère de la Défense (Royaume-Uni), et des armées nationales pour l'appui logistique, tandis que des ONG spécialisées comme MAG (Mines Advisory Group), Danish Demining Group et Geneva Call assurent la mise en œuvre. Les standards opérationnels suivent les lignes directrices de la United Nations Mine Action Service (UNMAS) et les normes de la International Mine Action Standards.

Méthodes et opérations de déminage

Les opérations combinent prospection non technique, levés topographiques, détection mécanique et manuelle, et neutralisation explosive contrôlée, mobilisant des technologies issues d'acteurs comme CEA et entreprises de robotique européennes, ainsi que des chiens détecteurs formés par des organisations comme APOPO. Les unités suivent des procédures alignées sur les normes de l'Organisation internationale de normalisation et intègrent des cartes héritées d'archives militaires telles que celles des Forces armées des États-Unis et des archives de la Banque mondiale pour prioriser les zones critiques comme les champs agricoles, les écoles et les voies de transport. Les opérations impliquent aussi la gestion des risques EOD en lien avec des bases de données de l'Agence européenne de défense.

Réhabilitation environnementale et développement local

Après déminage, le Programme coordonne des projets de restauration menés avec la FAO, le Programme des Nations unies pour le développement et des agences de conservation comme UNEP et World Wildlife Fund. Les actions comprennent la réhabilitation des sols, la remise en culture, la reconstruction d'infrastructures hydrauliques et la réintroduction de systèmes agroforestiers en s'appuyant sur des études menées par des universités telles que Université d'Oxford, Université de Cambridge et Université de Californie, Berkeley. Les bénéficiaires incluent des communautés locales, des coopératives agricoles, des écoles et des administrations municipales, souvent soutenus par des programmes de microfinance comme ceux de la Banque asiatique de développement.

Financement et partenariats

Le financement provient d'un mélange de contributions bilatérales (ex. Norvège, Suède, Pays-Bas), d'institutions multilatérales (ex. Banque mondiale, Union européenne), et de fondations privées comme la Fondation Bill et Melinda Gates et la Fondation Rockefeller. Des partenariats opérationnels impliquent des ONG internationales, des entreprises de déminage privées listées auprès de la Organisation mondiale du commerce, et des centres de recherche comme le Centre for Humanitarian Dialogue et le Stockholm International Peace Research Institute. Les mécanismes incluent des fonds fiduciaires gérés par la Banque mondiale et des accords-cadres avec la United Nations Development Programme.

Bilan, impact et évaluations

Des évaluations menées par des cabinets indépendants et des agences onusiennes montrent des progrès notables dans la réduction des zones contaminées et la diminution des accidents par mines dans des pays comme le Cambodge, la Bosnie-Herzégovine et le Mozambique. Les indicateurs incluent la surface déminée, le nombre de victimes sauvées et le retour d'activité économique local mesuré par la Banque mondiale et l'UNICEF pour les impacts sur l'accès à l'éducation. Les rapports d'évaluation citent aussi des partenariats réussis avec des institutions académiques comme le King's College London pour l'analyse des données et la formulation de politiques publiques.

Défis et perspectives d'avenir

Les défis comprennent le maintien du financement face à la concurrence budgétaire, la gestion des nouvelles formes de contamination par munitions modernes, et l'adaptation aux changements climatiques documentés par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat. Les perspectives reposent sur l'innovation technologique (robots, capteurs, imagerie satellite de la Agence spatiale européenne), le renforcement des capacités nationales via des programmes de formation comme ceux du Centre national de la recherche scientifique et une plus grande intégration avec les stratégies de développement durable pilotées par l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture et le Programme des Nations unies pour le développement.

Category:Humanitarian mine action Category:Post-conflict reconstruction