Generated by GPT-5-mini| Yougoslavie | |
|---|---|
| Native name | Yougoslavie |
| Conventional long name | Royaume ou République de Yougoslavie |
| Capital | Belgrade |
| Official languages | Serbo‑Croate; Slovène; Macédonien; Albanien |
| Demonym | Yougoslave |
| Government | Monarchie; République fédérale |
| Established event1 | Traité de Versailles |
| Established date1 | 1918 |
| Dissolution date | 1992–2006 |
| Currency | Couronne serbe; Dinar yougoslave |
Yougoslavie
Yougoslavie désigne l'entité politique historique établie après la Première Guerre mondiale qui a existé sous diverses formes entre 1918 et 2006, associant des territoires balkaniques autour de Belgrade, Zagreb, Ljubljana et Skopje. Le terme a été employé pour le Royaume des Serbes, Croates et Slovènes, la monarchie du Royaume de Yougoslavie, la République fédérative socialiste et la République fédérale puis l'État union, et enfin pour la Fédération dissolue qui a donné naissance à plusieurs États indépendants. Les évolutions institutionnelles ont été profondément influencées par des personnalités, des traités, des guerres, des mouvements nationalistes et des organisations internationales.
Le mot « Yougoslavie » est formé sur la base de l'ethnonyme « Slaves du Sud », rapproché de toponymes et de notions politiques contemporaines comme celles défendues par Vuk Karadžić, Illyrisme, Pan-slavisme, Mlada Bosna et des sociétés littéraires. La création du Royaume des Serbes, Croates et Slovènes en 1918 résulte des accords entre les dynasties et élites représentées par la maison royale Maison de Karađorđević, la maison de Habsbourg et des gouvernements associés, et s'inscrit dans le cadre du système de traités post‑1918: Traité de Versailles, Traité de Saint‑Germain‑en‑Laye et Traité de Trianon. Le vocable a servi ensuite comme désignation officielle lors des constitutions de 1921 et 1974, où des institutions comme l'Assemblée nationale fédérale et le Bureau exécutif furent définies.
La trajectoire territoriale commence avec la proclamation du Royaume des Serbes, Croates et Slovènes (1918), consolidée par des figures telles que Alexandre Ier de Yougoslavie et marquée par des événements comme le Coup d'État de 1929. La Seconde Guerre mondiale met en scène la Yougoslavie de l'Axe, les mouvements armés emblématiques — Tchetniks et Partisans de Tito dirigés par Josip Broz Tito — ainsi que la création d'États clients comme lIndépendant État de Croatie et son pendant en Bosnie sous la Ustaše. Après 1945 s'instaure la République fédérative socialiste sous la présidence de Josip Broz Tito et la fédération comprend six républiques: République socialiste de Slovénie, République socialiste de Croatie, République socialiste de Bosnie-Herzégovine, République socialiste de Macédoine, République socialiste du Monténégro et République socialiste de Serbie, avec les provinces autonomes Voïvodine et Kosovo et Metohija. La rupture Tito‑Staline se formalise par l'expulsion de 1948 et l'influence de mouvements non alignés s'exprime via Conférence de Bandung et le Mouvement des non-alignés. Les années 1980–1990 voient la montée de dirigeants nationaux tels que Slobodan Milošević, Franjo Tuđman, Borisav Jović et des conflits internationaux culminant dans les guerres de Yougoslavie: Guerre de Croatie, Guerre de Bosnie, Guerre du Kosovo et interventions comme celle de l'OTAN en 1999. La dissolution conduit à la reconnaissance d'États issus des accords et résolutions des organisations comme Nations unies et Conseil de sécurité des Nations unies.
La population était multiethnique: Serbes, Croates, Bosniaques, Slovènes, Macédoniens, Monténégrins et Albanais, ainsi que minorités telles que les Hongrois, les Roms, les Valaques et les Juifs survivants des persécutions de l'époque nazie. Les recensements publics et études démographiques menés par l'Institut national de statistique et universités comme l'Université de Belgrade et l'Université de Zagreb documentent migrations internes, urbanisation autour de métropoles comme Belgrade, Zagreb, Ljubljana, Split et Skopje, et flux d'émigration vers Allemagne, Suisse, Suède et États-Unis. Les clivages ethno-nationalistes ont été amplifiés par partis politiques notables tels que la Ligue communiste de Yougoslavie, le Parti socialiste de Serbie et le Croatian Democratic Union, et par mouvements civils comme ceux rassemblés autour de syndicats, associations culturelles et médias publics comme Radio‑Television of Serbia et Radiotelevizija Zagreb.
L'économie a oscillé entre industrialisation socialiste planifiée, dirigée par ministères et conseils d'administration d'entreprises d'État, et réformes de marché partiellement mises en œuvre dans les années 1960‑1980, influencées par modèles techniques et institutions comme la Banque mondiale et le Fonds monétaire international. Les secteurs clefs incluaient l'industrie lourde de Tuzla et Zenica, la construction navale à Split et Rijeka, l'agroalimentaire en Vojvodina et l'énergie de champs pétrolifères et gaziers. Les infrastructures ferroviaires et autoroutières reliaient des hubs comme la gare centrale de Belgrade et le port de Ploče ; des projets énergétiques majeurs comprenaient des centrales hydroélectriques sur la Drina et la Sava. Crises de la dette, inflation et privatisations post‑1990 ont été traitées par accords bilatéraux et plans d'ajustement structurel négociés avec des institutions financières internationales.
Le patrimoine culturel fédérait des traditions littéraires et artistiques portées par auteurs et artistes comme Ivo Andrić (prix Nobel), Miroslav Krleža, Danilo Kiš, et des réalisateurs comme Emir Kusturica et Dušan Makavejev. Les langues officielles comprenaient le Serbo‑Croate, le Slovène et le Macédonien; la production musicale allait de la musique folklorique (sevdalinka) aux mouvements rock de Belgrade et Zagreb, et au cinéma célébré par des festivals comme Festival de Pula et Festival de cinéma de Sarajevo. Les confessions prédominantes incluaient l'Église orthodoxe serbe, l'Église catholique croate, l'Islam sunnite bosniaque et l'Église orthodoxe macédonienne, institutionnalement représentées par sièges épiscopaux, monastères et organisations cultuelles.
La dissolution a généré plusieurs États successeurs reconnus internationalement: Slovénie, Croatie, Bosnie-Herzégovine, Macédoine du Nord, Monténégro et Serbie, ainsi que des entités autonomes comme Kosovo dont le statut reste débattu au sein de l'Union européenne, du Conseil de l'Europe et du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie. Les questions de justice transitionnelle, réparations, rapatriement de biens culturels et tribunaux pour crimes de guerre impliquent institutions comme le Tribunal de La Haye, la Commission européenne et ONG internationales. L'héritage se manifeste dans les dialogues mémoriels, accords bilatéraux, projets d'infrastructure transfrontaliers et processus d'adhésion à l'UE de plusieurs capitales, ainsi que dans la littérature contemporaine, la recherche universitaire et les musées de mémoire établis à Sarajevo, Belgrade et Zagreb.
Category:Histoire des Balkans