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| Grande Assemblée nationale de Turquie | |
|---|---|
| Name | Grande Assemblée nationale de Turquie |
| Native name | Türkiye Büyük Millet Meclisi |
| Legislature | Grand National Assembly |
| House type | unicameral |
| Established | 1920 |
| Leader type | Président |
| Members | 600 |
| Meeting place | Palais du Parlement, Ankara |
Grande Assemblée nationale de Turquie
La Grande Assemblée nationale de Turquie est l'institution législative principale fondée en 1920 à Ankara pendant la Guerre d'indépendance turque. Elle a été créée par Mustafa Kemal Atatürk et les cadres du Mouvement national turc pour remplacer l'Empire ottoman et établir la République de Turquie; elle a joué un rôle central dans la rédaction de la Constitution turque et la mise en œuvre des réformes kémalistes. La chambre unique a évolué à travers des périodes marquées par des coups d'État comme ceux de 1960, 1971, 1980 et 1997, et par des transitions vers des systèmes présidentiels et parlementaires impliquant des acteurs tels que Recep Tayyip Erdoğan, Süleyman Demirel, Bülent Ecevit et Turgut Özal.
La fondation en 1920 s'inscrit dans le contexte de la Bataille d'Ankara (1921) et des traités comme le Traité de Sèvres et le Traité de Lausanne, où la Grande Assemblée a organisé la diplomatie du Mouvement national turc et la proclamation de la République en 1923. Sous la direction d'Atatürk, l'Assemblée a adopté des réformes laïques, laïcisation de l'état et la modernisation inspirées par des modèles occidentaux tels que les constitutions de la République de France, du Royaume-Uni et de la Constitution des États-Unis. Les périodes multipartites des années 1946–1960 ont vu la montée d'acteurs comme le Parti démocrate (Turquie, 1946) et des tensions menant au coup d'État de 1960 suivi par une nouvelle constitution en 1961. Les années 1980 après le coup d'État de 1980 ont introduit des changements constitutionnels et institutionnels adoptés sous la tutelle de l'Armée turque, tandis que les réformes de 2001–2017 et le référendum de 2017 ont modifié le rôle du Parlement face à la présidence de Recep Tayyip Erdoğan et au Parti de la justice et du développement (AKP).
La chambre unique se compose de députés élus selon un système proportionnel modifié au niveau national, répartis par circonscriptions provinciales telles que İstanbul, Ankara, İzmir et Bursa. Le Bureau de l'Assemblée comprend le Président de l'Assemblée, les vice-présidents et des commissions permanentes telles que la Commission des Affaires constitutionnelles, la Commission de la Défense nationale et la Commission des Relations extérieures. Les organes internes s'inspirent de pratiques de parlements comme le Bundestag et l'Assemblée nationale (France), avec des délégations interparlementaires vers des institutions telles que l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe et l'OTAN.
La Grande Assemblée exerce des compétences prévues par la Constitution turque: légiférer, approuver le budget de l'État, contrôler l'exécutif et ratifier les traités internationaux comme ceux négociés avec l'Union européenne ou signés dans le cadre de l'Organisation des Nations unies. Elle a le pouvoir d'initier des enquêtes parlementaires et de mettre en accusation des ministres ou le Président via des procédures constitutionnelles influencées par des crises politiques impliquant des personnalités telles que Abdullah Gül et Ahmet Davutoğlu. Les débats sur la politique étrangère mobilisent des commissions et des experts liés à des institutions comme le Ministère des Affaires étrangères (Turquie) et le Conseil de sécurité nationale (Turquie).
Les projets et propositions de loi peuvent être déposés par le gouvernement, les groupes parlementaires ou un certain nombre de députés, puis examinés par des commissions compétentes avant le débat en séance plénière à la grande salle du Palais du Parlement. Les étapes incluent l'inscription en séance, l'examen en commission, les lectures en plénière et la promulgation par le Président de la République. Les lois concernant la fiscalité, la défense et la réorganisation administrative ont souvent impliqué des consultations avec le Ministère des Finances (Turquie), le État-major général des armées (Turquie) et les gouvernorats provinciaux tels que ceux d'Antalya et de Konya.
Le paysage partisan comprend des formations historiques et contemporaines : le Parti républicain du peuple (CHP), le Parti de la justice et du développement (AKP), le Parti nationaliste mouvementiste (MHP), le Parti démocratique des peuples (HDP), le Parti d'action nationale (MHP anciennement) et des alliances électorales comme la Cumhur İttifakı et la Millet İttifakı. Des dirigeants influents incluent Kemal Kılıçdaroğlu, Devlet Bahçeli, Meral Akşener et Selahattin Demirtaş, qui façonnent les majorités, les coalitions et les stratégies parlementaires.
Les députés représentent des circonscriptions provinciales et appartiennent à des groupes parlementaires organisés sous la direction de chefs de groupe, de présidents de commission et du Président de l'Assemblée. Le rôle du Président de l'Assemblée a été occupé par des personnalités telles que İsmet İnönü historiquement, et plus récemment par des présidents issus des grands partis. Les députés participent également à des missions d'observation électorale, des interparlementaires et des comités spéciaux traitant de questions impliquant le Tribunal constitutionnel de Turquie et la Cour européenne des droits de l'homme.
Le siège officiel est le Palais du Parlement à Ankara, complexe conçu près de la place de Kızılay et symbolisant la rupture avec Istanbul et l'Empire ottoman. Les symboles incluent l'emblème national et le drapeau tricolore turc, ainsi que des lieux de mémoire associés à la Guerre d'indépendance, comme le Musée des Chemins de fer d'Ankara et des monuments honorant des figures telles que Mustafa Kemal Atatürk et İsmet İnönü.
La Grande Assemblée reste centrale dans les crises constitutionnelles, les débats sur l'état d'urgence, les réformes judiciaires et les négociations autour de l'adhésion à l'Union européenne. Elle sert de forum pour les confrontations entre le pouvoir exécutif incarné par le Président et les majorités parlementaires menées par des partis comme l'AKP et le CHP, influençant la politique intérieure, les relations avec des acteurs régionaux tels que la Syrie, l'Irak et l'Union européenne, et la participation de la Turquie aux organisations internationales comme l'OTAN et l'OCDE.
Category:Politics of Turkey Category:Legislatures Category:Ankara