This article was accepted into the corpus but its outbound wikilinks were never NER-processed — typical at the deepest BFS hop or when the run's entity cap was reached. No expansion funnel to show.
| Parti de la justice et du développement (AKP) | |
|---|---|
| Name | Parti de la justice et du développement |
| Native name | Adalet ve Kalkınma Partisi |
| Abbreviation | AKP |
| Country | Turquie |
| Founded | 14 août 2001 |
| Leader | Recep Tayyip Erdoğan |
| Headquarters | Ankara |
| Ideology | conservatisme musulman; conservatisme démocratique |
| Position | centre droit à droite |
| International | Union interparlementaire; Organisation de la coopération islamique (relations) |
Parti de la justice et du développement (AKP) est un parti politique turc fondé en 2001 qui a dominé la politique turque au XXIe siècle. Formé par des figures issues de mouvements liés au Welfare Party (Refah Partisi), au Virtue Party (Fazilet Partisi) et à des personnalités proches de Necmettin Erbakan, le parti a remporté des victoires électorales majeures sous la direction de Recep Tayyip Erdoğan, de Abdullah Gül et de Binali Yıldırım. Sa trajectoire a transformé les institutions de l’État turc, affectant les rapports avec des acteurs comme la Cour constitutionnelle (Turquie), la Gendarmerie nationale (Turquie) et la Haute autorité électorale (YSK).
Le parti a été enregistré le 14 août 2001 par des fondateurs incluant Recep Tayyip Erdoğan et Abdullah Gül après la dissolution du Virtue Party (Fazilet Partisi). Lors des élections législatives de 2002, l'AKP a obtenu une majorité absolue à la Grande Assemblée nationale de Turquie face à partis comme le Republican People's Party et le Motherland Party (Anavatan Partisi), provoquant le retrait de la Democratic Left Party (DSP) de la scène gouvernementale. Les années suivantes ont vu des réformes institutionnelles associées à des négociations d'adhésion avec l'Union européenne, des crises financières comparables à la crise de 2001 et des tensions avec la Kurdish Workers' Party pendant des opérations en Anatolie et en sud-est de la Turquie. Le putsch manqué de 2016 impliquant des éléments liés à Fethullah Gülen a conduit à des purges et à l'état d'urgence décidé par le président Recep Tayyip Erdoğan.
L'idéologie de l'AKP combine des éléments issus du mouvement d'Islam politique antérieur, du libéralisme économique promu par des acteurs comme Kemal Derviş et du conservatisme culturel inspiré par des figures locales et internationales. Le parti se définit comme « conservateur démocrate » et s'est rapproché de partis comme l'European People's Party sur certaines questions, tout en maintenant des liens idéologiques avec des organisations comme l'Organisation de la coopération islamique. Les controverses portent sur la sécularité définie par la Constitution turque et l'équilibre entre les prérogatives présidentielles et les institutions judiciaires, confrontation qui a impliqué la Cour constitutionnelle (Turquie) et la Cour européenne des droits de l'homme.
La structure formelle comprend un congrès national, un président de parti, un conseil exécutif et des sections provinciales couvrant des villes et provinces comme Istanbul, Ankara, Izmir et Antalya. Les chefs historiques incluent Recep Tayyip Erdoğan, Abdullah Gül et Ahmet Davutoğlu ; des personnalités techniques comme Binali Yıldırım et Kemal Kılıçdaroğlu—ce dernier rival politique majeur—ont structuré le champ partisan. Les relations internes ont été marquées par des scissions, par exemple la fondation de partis dissidents tels que le Future Party (Gelecek Partisi) par d'anciens cadres. Les organes disciplinaires internes ont joué un rôle dans les expulsions et la gestion des carrières parlementaires à la Grande Assemblée nationale de Turquie.
L'AKP a dominé les scrutins législatifs et présidentiels entre 2002 et la décennie suivante, remportant des municipales majeures à Istanbul et à Ankara avant des retournements partiels lors des élections municipales de 2019 où le Republican People's Party a pris Istanbul et Ankara. Les victoires présidentielles de Recep Tayyip Erdoğan en 2014 et 2018 ont consolidé le passage au régime présidentiel prévu par le référendum constitutionnel de 2017, modifiant la fonction présidentielle et le rôle de la Grande Assemblée nationale de Turquie. Les performances électorales ont été influencées par alliances nationales et locales, par exemple l'alliance dite People's Alliance (Cumhur İttifakı) avec le Nationalist Movement Party, et confrontées à coalitions d'opposition telles que le Nation Alliance (Millet İttifakı).
Sur le plan intérieur, l'AKP a mis en œuvre des réformes infrastructurelles impliquant des projets comme le Pont du Bosphore (1915 Çanakkale Bridge project) et des politiques de santé associées à des institutions comme le Ministry of Health (Turkey). Des réformes juridiques ont visé la réforme du système judiciaire, avec des changements touchant la Conseil supérieur des juges et procureurs (HSYK). Les politiques économiques ont privilégié des initiatives créditrices et des partenariats avec acteurs financiers internationaux tels que le Fonds monétaire international à certaines étapes, tout en gérant des crises de change et d'inflation. Les débats sur la liberté de la presse ont impliqué médias comme Hürriyet, Zaman, et des entreprises de télécommunication réglementées par l'Information and Communication Technologies Authority (BTK).
La politique étrangère a combiné dialogue avec l'Union européenne et actions régionales en Syrie impliquant la Turkish Armed Forces et des opérations telles que Operation Euphrates Shield et Operation Olive Branch. L'AKP a développé des relations stratégiques avec la Russian Federation, la United States et des États du Gulf Cooperation Council, tout en soutenant des initiatives au sein de l'Organisation de la coopération islamique. Les tensions avec des entités comme la European Council et la NATO ont émergé autour de questions de droits fondamentaux et d'achat d'équipements militaires comme les systèmes S-400 (Russia).
Le parti a fait l'objet de critiques pour des dérives autoritaires alléguées, des restrictions touchant des ONG comme Human Rights Association (Turkish) et des poursuites impliquant journalistes de Cumhuriyet et d'autres rédactions. Des purges post-2016 ont ciblé des militaires, des magistrats et des académiques liés à Fethullah Gülen, suscitant des réactions d'organisations internationales telles que la Amnesty International et la European Court of Human Rights. Des affaires économiques ont entraîné des enquêtes parlementaires et des débats sur la transparence impliquant des entreprises proches du parti, des banques et des agences comme la Capital Markets Board (Turkey). Les critiques électorales ont évoqué des décisions de la High Electoral Board (YSK) et des modifications législatives affectant l'équilibre des pouvoirs.
Category:Political parties in Turkey Category:Conservative parties Category:Islamic political parties