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Convention du patrimoine mondial

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Convention du patrimoine mondial
NomConvention du patrimoine mondial
Langue originalefrançais
Typetraité international
Adopté1972
Entrée en vigueur1975
SignatureOrganisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture
OrganeComité du patrimoine mondial

Convention du patrimoine mondial

La Convention du patrimoine mondial est un traité international adopté en 1972 sous l'égide de Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture, visant à identifier, protéger et préserver des biens culturels et naturels d'importance exceptionnelle pour l'humanité, reliant des instruments comme la Déclaration universelle des droits de l'homme, la Convention pour la protection du patrimoine mondial culturel et naturel et les programmes de Programme sur l'homme et la biosphère. Elle a mené à la création d'une Liste du patrimoine mondial surveillée par le Comité du patrimoine mondial, mobilisant des acteurs tels que les États parties, les Fonds mondial pour la nature, le Conseil international des monuments et des sites et l'Union internationale pour la conservation de la nature. La convention interfère avec des accords régionaux tels que la Convention européenne du paysage et influence des politiques nationales de pays signataires comme la France, le Brésil ou le Kenya.

Historique et adoption

La genèse de la Convention est liée à des événements et acteurs internationaux comme la Seconde Guerre mondiale, le sauvetage d'œuvres par le Monuments, Fine Arts, and Archives program et des initiatives de l'UNESCO après la Conférence générale de l'UNESCO. Des instruments antérieurs, notamment la Convention concernant la protection des biens culturels en cas de conflit armé et la Convention de La Haye, ont informé les débats. La conférence de 1972 à Paris a réuni des délégations de pays comme les États-Unis (initialement réticents), la Union soviétique et le Royaume-Uni, conduisant à l'adoption formelle et à l'ouverture à la ratification par des États parties comme Italie et Japon. L'entrée en vigueur en 1975 a coïncidé avec un accroissement rapide des inscriptions exemplaires telles que Pyramides de Gizeh, Parc national de Yellowstone et Mont-Saint-Michel.

Objectifs et principes

Les objectifs centraux se manifestent dans la préservation de sites comme Petra, Acropole d'Athènes et Parc national de Serengeti en s'appuyant sur des principes reconnus par la Charte internationale pour la conservation et la restauration des monuments et des sites et la Convention de Ramsar. La Convention promeut la solidarité internationale, la responsabilité partagée et le respect des patrimoines indigènes représentés par des lieux comme Uluru et Auschwitz-Birkenau. Les principes intègrent la protection des paysages culturels, des biens archéologiques, des sanctuaires naturels et des éléments immatériels reconnus par des organismes comme le Conseil international des musées et la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel.

Critères d'inscription et processus de nomination

L'inscription sur la Liste du patrimoine mondial repose sur dix critères approuvés par le Comité du patrimoine mondial, appliqués à des sites tels que Taj Mahal, Grande Barrière de Corail, Venise et sa lagune et Montagnes Simien. Le processus commence par l'inclusion sur la Liste indicative nationale (ex. Chine, Mexique), suivie d'un dossier technique évalué par le Conseil international des monuments et des sites et l'Union internationale pour la conservation de la nature. Les missions d'évaluation comportent des visites de terrain, comparaisons avec sites comparables comme Alhambra, Angkor, Machu Picchu et la vérification de mesures de gestion proposées par les autorités locales, les ministères concernés et des ONG internationales telles que ICOMOS.

Comité du patrimoine mondial et gouvernance

Le Comité du patrimoine mondial, composé d'États parties élus (acteurs incluent Chine, États-Unis, France), définit les politiques, inscrit les sites et gère la Liste du patrimoine mondial en péril. Il travaille en coordination avec le Bureau du patrimoine mondial à Paris et tient des sessions annuelles qui attirent des délégations issues d'organisations comme la Banque mondiale, le Programme des Nations unies pour le développement et l'Organisation mondiale du patrimoine. Les mécanismes décisionnels s'appuient sur des résolutions, des amendements et des consultations impliquant des experts issus d'institutions universitaires comme l'Université d'Oxford et l'Université de Cambridge.

Mécanismes de protection et gestion des sites

La Convention institue des mesures de protection telles que des plans de gestion, des zones tampons et des évaluations d'impact environnemental pour des sites comme Cinque Terre et Monténégro. Elle mobilise des instruments juridiques nationaux, des partenariats public-privé et des réseaux de conservation, impliquant des acteurs comme les offices nationaux du patrimoine, le Fonds Monuments Nationaux et des ONG spécialisées telles que Conservation International. Les états parties doivent soumettre des rapports périodiques et peuvent solliciter des missions réactives en cas de menace, comme celles déclenchées pour Baïkal ou Timbuktu.

Financement et assistance internationale

Le financement combine contributions au Fonds du patrimoine mondial, aides bilatérales, subventions de la Banque mondiale et financements publics locaux pour des projets de restauration tels que Colisée ou Sagrada Família. L'assistance technique mobilise experts d'organisations comme UNESCO, ICCROM et UNDP, tandis que des partenariats avec des fondations privées et des institutions culturelles comme le British Museum et le Smithsonian Institution fournissent expertise et ressources. Des mécanismes d'urgence existent pour la reconstruction post-conflit coordonnée avec des acteurs comme le Conseil de sécurité des Nations unies.

Controverses et critiques

La Convention fait face à des controverses liées au tourisme de masse documentées à Venise, Machu Picchu et Dubrovnik, aux conflits d'intérêts entre développement et conservation (cas Bosphore, Ayers Rock/Uluru), et aux tensions politiques autour d'inscriptions contestées impliquant Israël, Palestine et Syrie. Des critiques portent sur la standardisation culturelle pointée par des universitaires affiliés à Université de Harvard et Université de Californie, Berkeley, sur la gestion inégale entre pays riches et pays en développement comme Haiti et Mali, et sur l'efficacité du comité face aux destructions d'artefacts constatées lors d'opérations militaires telles que celles dans la région de Palmyre. Des appels à réformes ont été formulés lors de réunions impliquant la Commission européenne, la Conférence des ONG internationales de l'UNESCO et des acteurs autochtones comme les représentants de Conseil autochtone.

Category:Traités internationaux Category:Patrimoine culturel Category:UNESCO