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| Agence pour le développement de l'administration électronique | |
|---|---|
| Name | Agence pour le développement de l'administration électronique |
| Native name | Agence pour le développement de l'administration électronique |
| Formation | 2000s |
| Type | Établissement public / Agence nationale |
| Headquarters | Rabat |
| Region served | Maroc |
| Leader title | Directeur général |
| Parent organisation | Ministère de la Réforme de l'Administration |
Agence pour le développement de l'administration électronique est une agence nationale marocaine chargée de la modernisation des services publics par le biais des technologies de l'information et de la communication. Elle intervient dans la transformation numérique des administrations, la dématérialisation des procédures et la mise en œuvre de plateformes électroniques pour les citoyens et les entreprises. L'agence collabore avec des ministères, collectivités territoriales et organisations internationales pour aligner les politiques publiques sur les standards internationaux.
L'initiative de création est apparue après des réformes inspirées par Programme des Nations unies pour le développement et des recommandations issues de la Banque mondiale, parallèlement à des projets pilotes menés avec l'appui de la Commission européenne et du Fonds monétaire international. Des modèles administratifs analysés comprenaient l'architecture institutionnelle du Service public fédéral belge, les plans e‑Government du Royaume-Uni et les stratégies numériques de la Corée du Sud. La genèse a été influencée par des rapports du Programme pour la société de l'information et des études comparatives menées par l'Organisation de coopération et de développement économiques et le Centre pour la gouvernance mondiale. Des partenariats bilatéraux avec la France et des missions d'experts provenant de Canada et des Pays-Bas ont contribué à la structuration initiale.
L'agence a pour mission de coordonner la stratégie nationale inspirée par des cadres comme l'Union européenne et la Convention des Nations unies sur l'information. Elle définit des standards techniques en s'appuyant sur des référentiels internationaux tels que ceux promus par l'Organisation internationale de normalisation, et favorise l'interopérabilité à la manière de modèles adoptés par la Commission européenne et le Conseil de l'Europe. Ses compétences incluent la conception de portails inspirés du Service public fédéral belge, la sécurisation des échanges selon des pratiques observées chez Microsoft et IBM, ainsi que l'accompagnement des ministères comme le Ministère de l'Économie et des Finances et le Ministère de l'Intérieur.
La gouvernance s'organise autour d'un conseil d'administration composé de représentants du Parlement et de ministères tels que le Ministère de la Réforme de l'Administration, le Ministère de l'Économie et le Ministère de la Justice. L'équipe opérationnelle collabore avec agences comparables telles que le Government Digital Service du Royaume-Uni et l'Agence du numérique en France. Les organes de contrôle s'inspirent des pratiques du Cour des comptes et de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, tandis que la politique de ressources humaines se réfère aux accords cadres signés avec des partenaires comme le Fonds des Nations unies pour la population et l'Agence française de développement.
Parmi les réalisations figurent la mise en place de plateformes en ligne pour les démarches administratives inspirées par le Portail des services publics et des systèmes de paiement électronique similaires à ceux développés par des opérateurs comme PayPal et Visa. L'agence a piloté des chantiers de dématérialisation des procédures foncières en relation avec le Ministère de l'Urbanisme et des initiatives de facturation électronique en collaboration avec des acteurs de la finance tels que la Banque mondiale et des banques locales. Des projets pilotes ont été conduits avec l'appui technique de sociétés comme Oracle, Cisco Systems et Accenture, et des programmes de formation ont été élaborés avec des établissements tels que l'Université Mohammed V et l'École nationale d'administration.
L'agence travaille en partenariat avec des institutions internationales comme l'Union européenne, la Banque africaine de développement et le Programme des Nations unies pour le développement. Des collaborations bilatérales existent avec des administrations comparables en France, Espagne, Allemagne, Canada et Corée du Sud, et des échanges techniques se font via des réseaux tels que le Internet Governance Forum et l'Organisation internationale de la Francophonie. Les projets de renforcement des capacités bénéficient de financement et d'expertise provenant du Fonds pour l'innovation et d'ONG comme Transparency International et Human Rights Watch pour les volets gouvernance et droits numériques.
Le budget provient de dotations de l'État marocain par l'intermédiaire du Ministère des Finances, de subventions bilatérales de la Union européenne et de prêts concessionnels de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement. Des appels d'offres sont lancés conformément aux codes des marchés publics adoptés par le Parlement et contrôlés par la Cour des comptes. Des ressources complémentaires proviennent de partenariats public‑privé signés avec des entreprises telles que Huawei et Sagemcom, ainsi que de programmes de coopération avec la Banque européenne d'investissement.
Les critiques portent sur la gouvernance, la transparence financière et la protection des données personnelles, rapprochant les débats des recommandations d'organisations comme Reporters sans frontières et Amnesty International. Des observateurs évoquent des risques d'exclusion numérique similaires à ceux documentés par le Forum économique mondial et des questions d'interopérabilité signalées par l'Organisation internationale de normalisation. Les enjeux géopolitiques liés à l'usage de technologies fournies par des entreprises comme Huawei et ZTE ont alimenté des débats comparables à ceux observés au sein de l'Union européenne et du Conseil de l'Europe.
Les perspectives incluent l'adoption d'architectures ouvertes inspirées par l'Open Government Partnership, l'alignement avec les objectifs de développement durable des Nations unies, et le renforcement des capacités numériques via des programmes soutenus par la Banque mondiale et la Banque africaine de développement. L'agence envisage des collaborations accrues avec des centres de recherche tels que l'Université Mohammed V et des laboratoires européens, ainsi que des initiatives de cybersécurité coordonnées avec l'Agence européenne chargée de la sécurité des réseaux et de l'information et des partenaires comme Interpol.
Category:Administration publique au Maroc