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| Verts (Allemagne) | |
|---|---|
| Name | Verts (Allemagne) |
| Native name | Die Grünen |
| Founded | 1980 |
| Headquarters | Berlin |
| Ideology | Écologisme, social-libéralisme, progressisme |
| Position | Centre gauche |
| European | Parti vert européen |
| International | Global Greens |
| Country | Allemagne |
Verts (Allemagne) est le parti politique allemand fondé en 1980, connu sous le nom de Die Grünen dans la langue allemande. Il s'est imposé comme force majeure dans la politique allemande contemporaine en combinant des priorités environnementales avec des positions sociales et européennes. Le parti a participé à des gouvernements fédéraux et régionaux, influençant des débats autour de l'énergie, du climat, de l'asile et de l'intégration européenne.
Les origines des Verts renvoient aux mouvements anti-nucléaire et pacifiste des années 1970, connectés à des figures associées à Greenpeace, à des collectifs locaux et à des dissidents du mouvement étudiant liés à SDS (Sozialistischer Deutscher Studentenbund) et à des militants proches de Rosa Luxemburg Stiftung; la fondation officielle eut lieu en 1980 lors de congrès réunissant des délégués issus de municipalités, d'ONG et d'intellectuels influencés par Ulrich Beck et Jürgen Habermas. Dans les années 1980, les Verts ont articulé des alliances ponctuelles avec des partis régionaux tels que Die Linke dans certaines Landesparlamente, tout en entrant en conflit avec des partis établis comme CDU et SPD sur des questions nucléaires et militaires, notamment durant les débats sur l'implantation de missiles Pershing II et sur l'engagement allemand dans l'OTAN. L'accession à la Bundespolitik s'est consolidée au fil des décennies, culminant avec la participation au gouvernement fédéral sous la direction de chanceliers issus de la SPD au sein de coalitions dites "feu tricolore" et "feu de couleur", et avec des ministres Verts gérant des portefeuilles clés influencés par des dossiers comme la transition énergétique liée à la stratégie Energiewende.
Le parti fonctionne selon une organisation fédérale ancrée dans les Länder, avec des Bündesverbände et des Kreisverbände reproduisant la structure politique allemande, inspirée des pratiques de démocratie interne promues par des penseurs comme Herbert Marcuse et gérée par un conseil fédéral et des coprésidences. Les instances nationales, telles que le BundessprecherInnenrat, coordonnent des commissions thématiques en interaction avec des organisations de jeunesse comme les Grüne Jugend et des groupes professionnels proches d'institutions européennes telles que le Parlement européen. Le financement combine des cotisations, des dons, et des subventions publiques conformément aux règles de financement des partis appliquées par la Bundeswahlleiter ; la formation politique interne repose sur des congrès annuels et des statuts qui encadrent les processus de sélection de candidats pour le Bundestag, les Landtage et le Parlement européen.
L'idéologie se fonde sur l'écologisme, l'économie sociale de marché influencée par des concepts promus par des penseurs comme Ernst Ulrich von Weizsäcker, et un engagement pro-européen proche du Parti vert européen. Les Verts défendent des politiques climatiques ambitieuses liées aux accords internationaux comme l'Accord de Paris et plaident pour des réformes énergétiques comparables aux objectifs de l'Energiewende. Sur les questions sociétales, ils soutiennent des réformes inspirées par des mouvements pour les droits civiques et des organisations telles que Amnesty International et Human Rights Watch; en matière de migration et d'asile, leurs positions se rapprochent parfois des programmes d'intégration portés par la Commission européenne et des ONG humanitaires. Le parti se montre favorable à des transformations fiscales et sociales compatibles avec des cadres promus par Bundesverfassungsgericht en matière de justice sociale.
Les Verts ont obtenu leur première percée parlementaire au Bundestag au début des années 1980 et ont, depuis, consolidé leur représentation via des succès électoraux au niveau fédéral, régional et européen. Ils ont mené des campagnes électorales en concurrence avec SPD, CDU/CSU, FDP et AfD, et ont souvent été partie prenante de coalitions de coalition dite "bande arc-en-ciel" ou "feu tricolore" incluant la FDP et la SPD. Des figures électorales comme des ministres fédéraux ou des députés européens ont représenté le parti au Bundestag et au Parlement européen, participant aux négociations sur des lois nationales en relation avec les institutions comme la Bundesbank et la Europäische Zentralbank.
Les campagnes des Verts s'articulent autour de mobilisations pour l'arrêt du nucléaire, pour la protection climatique, pour la justice sociale et pour les droits humains, en partenariat avec des ONG telles que Fridays for Future, Extinction Rebellion, WWF et BUND; ils ont initié des campagnes sur la sortie progressive du charbon, la promotion des énergies renouvelables, et la réduction des émissions conformes aux trajectoires recommandées par le GIEC. Au niveau municipal, les listes Vertes ont porté des projets de mobilité urbaine et d'aménagement durable en coopération avec autorités locales et institutions de recherche comme des universités techniques allemandes.
Sur la scène internationale, les Verts sont membres du Global Greens et du Parti vert européen, entretenant des relations avec des partis comme les Green Party (United States), les Les Verts (France), et les Vihreät en Finlande, échangeant des positions sur la gouvernance climatique et les droits humains. Ils participent aux débats européens sur la politique énergétique, le pacte migratoire et la régulation du marché unique, dialoguant avec la Commission européenne et le Conseil de l'Union européenne ainsi qu'avec des institutions internationales comme l'ONU.
Le parti a fait l'objet de critiques pour des compromis perçus lors de participations gouvernementales, suscitant des tensions internes entre réalistes et écologistes radicaux, comme lors des discussions sur des déploiements militaires liés à l'OTAN ou des décisions industrielles affectant l'automobile allemande et des groupes comme Volkswagen. Des controverses ont aussi émergé autour de choix politiques en matière migratoire en lien avec des décisions judiciaires du Bundesverfassungsgericht et des débats publics impliquant médias comme Der Spiegel et Frankfurter Allgemeine Zeitung. Le parti gère ces tensions via des congrès internes et des processus de renouvellement des directions.
Category:Partis politiques en Allemagne