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| Secrétariat d'État à la Recherche | |
|---|---|
| Nom | Secrétariat d'État à la Recherche |
| Type | Secrétariat d'État |
| Siège | Paris |
| Créé | 20e siècle |
Secrétariat d'État à la Recherche Le Secrétariat d'État à la Recherche est une instance administrative française dédiée à la coordination des politiques publiques liées à la recherche scientifique, technologique et universitaire; il opère en liaison avec des organismes comme Centre national de la recherche scientifique, Ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives et Agence nationale de la recherche. Il joue un rôle d'interface entre institutions telles que Université Paris-Saclay, Inserm, CNES et acteurs internationaux comme Union européenne, Organisation de coopération et de développement économiques et UNESCO, en articulant stratégies, financements et évaluations.
Le secrétariat trouve ses origines dans les réorganisations administratives du XXe siècle liées aux réformes post-Seconde Guerre mondiale et aux politiques de reconstruction associées à des acteurs comme Pierre Mendès France, Charles de Gaulle et Jean Monnet. Sa création s'inscrit dans la continuité d'institutions antérieures telles que Direction générale de la Recherche scientifique et technique et en relation avec des lois comme la loi de 1984 sur l'enseignement supérieur et la recherche, aux côtés d'établissements tels que Sorbonne Université et École Polytechnique. Les évolutions récentes sont influencées par des programmes cadre européens comme Horizon 2020 et Horizon Europe, et par des enjeux nationaux incarnés par des réformes impulsées par des figures politiques affiliées au Conseil d'État, au Parlement français et aux administrations centrales.
Le mandat englobe la définition de priorités sectorielles en lien avec Agence nationale de la recherche, la coordination des politiques d'innovation avec BPI France et la supervision des organismes de recherche dont CNRS, Inserm, INRAE et IFP Energies nouvelles. Il assume des responsabilités en matière de gouvernance des grands instruments comme les initiatives de l'Agence spatiale européenne et des partenariats public-privé impliquant Dassault Systèmes, Thales et Sanofi. Le secrétariat pilote aussi des programmes relatifs à la souveraineté technologique, aux infrastructures de recherche (réseaux comme RENATER, plateaux techniques liés à CEA), et coordonne avec des acteurs régionaux tels que les collectivités territoriales et des pôles de compétitivité comme Systematic Paris-Region.
La structure administrative comprend des directions thématiques en interface avec des établissements comme CNRS, Inserm et INRIA, et des services supports en lien avec Direction générale des Finances publiques et Inspection générale des affaires sociales. Elle collabore avec des agences d'évaluation externe telles que Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur et entretient des relations opérationnelles avec des universités comme Université de Strasbourg et Université Grenoble Alpes. Les instances décisionnelles associent des personnalités issues d'institutions scientifiques (membres de l'Académie des sciences), des représentants du monde industriel (conférences avec MEDEF) et des élus locaux.
Parmi les programmes pilotés figurent des investissements d'avenir inspirés par des acteurs comme Programme Investissements d'Avenir et des initiatives sectorielles en biologie soutenues par Inserm et Institut Pasteur, des plans en énergie liés à CEA et IFP Energies nouvelles, ainsi que des projets en intelligence artificielle en collaboration avec INRIA et des consortiums universitaires comme DataIA. Le secrétariat gère également des dispositifs de formation doctorale en partenariat avec les écoles doctorales des universités telles que Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et Université de Lyon, et coordonne des appels à projets thématiques adossés à des agences comme ANR.
Le financement mobilisé se compose de crédits budgétaires alloués par le Ministère de l'Économie et des Finances, de mécanismes de financement compétitifs gérés par Agence nationale de la recherche, et de fonds européens via Horizon Europe et le Fonds européen de développement régional. Le secrétariat supervise la répartition des dotations vers des organismes tels que CNRS, Universités, Inserm et des infrastructures de recherche comme Grand équipement national de calcul intensif. Il dialogue aussi avec des bailleurs privés, investisseurs institutionnels et entreprises multinationales comme Airbus, Renault et L'Oréal pour favoriser le cofinancement des projets.
La diplomatie scientifique conduite avec des partenaires tels que Union européenne, États-Unis, Allemagne, Royaume-Uni, Chine et Japon inclut des accords bilatéraux, participation aux programmes du Conseil européen de la recherche et au réseau des ambassades culturelles liées à Institut français. Le secrétariat coordonne la participation française aux infrastructures internationales comme CERN, ESO, ITER et aux consortiums internationaux pour la recherche en santé impliquant WHO et réseaux académiques transnationaux.
L'évaluation des politiques s'appuie sur des outils d'évaluation issus d'organismes comme Cour des comptes et AERES (antérieurement), et sur des indicateurs internationaux produits par OCDE, Nature Index et SCImago. Les controverses ont porté sur l'équilibre entre financement fondamental et appliqué (confrontation entre milieux académiques représentés par Conférence des présidents d'université et industriels comme Sanofi), sur la gouvernance des grands projets (débats autour d'ITER et de la gouvernance du CNRS), et sur la transparence des appels à projets au regard des recommandations de la Commission européenne et des diligences demandées par le Conseil d'État.
Category:Administration publique en France