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Réseau des Grandes Infrastructures de Recherche

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Réseau des Grandes Infrastructures de Recherche
NameRéseau des Grandes Infrastructures de Recherche
Native nameRéseau des Grandes Infrastructures de Recherche
Formation2000s
Typeassociation
Purposecoordination
HeadquartersParis
RegionFrance

Réseau des Grandes Infrastructures de Recherche

Le Réseau des Grandes Infrastructures de Recherche est une association française visant à coordonner des infrastructures de recherche majeures en France et en Europe. Il fédère des acteurs publics et privés pour soutenir des installations scientifiques d'envergure et facilite des interactions entre ministères, agences nationales et organismes internationaux. L'action du réseau s'inscrit dans un paysage institutionnel comprenant des organismes de recherche, des établissements d'enseignement supérieur et des programmes européens.

Présentation et mission

Le réseau présente une mission de coordination et de représentation auprès de l'Union européenne, du Ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, de l'Agence nationale de la recherche, de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale et du Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives, en vue de promouvoir des infrastructures comme des synchrotrons, des télescopes, des centres de calcul et des plateformes biologiques. Il vise à harmoniser des calendriers de financement entre la Commission européenne, le Conseil européen de la recherche et des financeurs nationaux tels que la Caisse des dépôts ou la Banque européenne d'investissement. Le Réseau travaille également avec des organisations internationales comme l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire, l'Organisation des Nations unies via des agences spécialisées, et des instituts associés au Conseil de l'Europe.

Histoire et évolution

L'histoire du réseau s'inscrit dans des initiatives lancées lors des réformes de recherche des années 2000 et 2010 impulsées par des acteurs comme le Premier ministre et des ministres sectoriels. Des jalons incluent des concertations impliquant le Centre national de la recherche scientifique, l'Observatoire de Paris, l'Institut national de physique nucléaire et de physique des particules et le Laboratoire national de métrologie et d'essais. Le réseau a évolué avec des programmes européens tels que Horizon 2020, Horizon Europe et des infrastructures listées par l'ESFRI (European Strategy Forum on Research Infrastructures), en lien avec des projets portés par des établissements comme le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives et des pôles de compétitivité régionaux.

Organisation et gouvernance

La gouvernance repose sur une assemblée générale, un conseil d'administration et des comités scientifiques composés de représentants d'institutions telles que le CNES, le CNRS, l'INSERM, le CEA et des présidents d'université issus de structures comme l'Université Sorbonne Paris Nord ou l'Université Grenoble Alpes. Les statuts établissent des règles de représentation pour les collectivités territoriales telles que la Région Île-de-France et des agences de financement comme la Direction générale de la recherche et de l'innovation. Le réseau entretient des relations contractuelles avec des opérateurs d'infrastructures reconnus par l'ESFRI et collabore avec des organismes internationaux comme l'Agence spatiale européenne et l'Organisation maritime internationale sur des volets spécifiques.

Membres et infrastructures associées

Les membres incluent des organismes nationaux et des opérateurs d'infrastructures tels que le CNRS, l'INSERM, le CEA, le CNRM (ou autres centres météorologiques régionaux), des observatoires comme l'Observatoire de Paris, des plateaux techniques biomédicaux et des centres de calcul haute performance liés à des projets du Genopole et du TGIR (Très Grandes Infrastructures de Recherche). Le réseau regroupe des infrastructures de type synchrotron, exemplifiées par des collaborations avec des installations comparables à l'ESRF, des télescopes associés à des observatoires internationaux, des réacteurs de recherche, des centres d'archives biologiques et des grands instruments maritimes en coopération avec le Ifremer. Les membres peuvent être des universités comme l'Université de Strasbourg et des instituts spécialisés tels que l'Institut Pasteur.

Programmes et activités

Les activités couvrent la préparation de candidatures aux feuilles de route européennes telles que l'ESFRI et la coordination de projets financés via des programmes comme Horizon Europe, le Programme-cadre pour la recherche et l'innovation et des initiatives nationales portées par l'ANR. Le réseau organise des ateliers impliquant des acteurs comme le CNRS, le CEA, le CNES et des représentants d'entreprises partenaires, et anime des groupes de travail sur l'accès aux infrastructures, la formation des techniciens et la dissémination avec des institutions telles que l'Université Paris-Saclay. Il développe des politiques de gouvernance partagée inspirées par des modèles du European Research Area.

Financement et partenariats

Le financement combine des contributions d'organismes publics comme le Ministère de l'Économie (via des dispositifs interministériels), des dotations d'établissements publics, des subventions de la Commission européenne dans le cadre de programmes Horizon 2020/Horizon Europe et des prêts ou garanties de la Banque européenne d'investissement. Le réseau noue des partenariats avec des fondations privées, des entreprises du secteur industriel et des consortiums transnationaux impliquant des acteurs comme l'Agence spatiale européenne, l'ESO (European Southern Observatory) et des clusters régionaux pour assurer la pérennité d'infrastructures critiques.

Impact et évaluations nationales et internationales

L'impact se mesure via des évaluations conduites par des organismes comme l'HCERES, l'ANR et des panels d'experts internationaux associés à l'ESFRI et au Conseil européen de la recherche. Les évaluations portent sur l'usage scientifique des installations, la formation des chercheurs affiliés à des universités comme l'Université de Bordeaux ou l'Université de Montpellier, et la contribution aux objectifs européens portés par la Commission européenne et le Conseil européen. Les retombées incluent des collaborations interdisciplinaires favorisées entre instituts tels que l'Institut Pasteur et des laboratoires nationaux, et des partenariats industriels facilitant des transferts technologiques vers des entreprises membres de pôles comme le Pôle de compétitivité Systematic Paris-Region.

Category:Research infrastructure in France