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| Mouvement des non-alignés | |
|---|---|
| Name | Mouvement des non-alignés |
| Native name | Mouvement des non-alignés |
| Formation | 1961 |
| Founders | Josip Broz Tito, Jawaharlal Nehru, Gamal Abdel Nasser, Kwame Nkrumah, Sukarno |
| Type | International organization |
| Purpose | Neutralité politique entre blocs durant la Guerre froide |
| Headquarters | Variable (conférences rotatives) |
| Region served | Global (principalement Asie, Afrique, Amérique latine) |
| Membership | États membres et observateurs |
Mouvement des non-alignés est une coalition d'États fondée pour promouvoir une politique de neutralité pendant la Guerre froide et représenter les intérêts des pays du Sud dans les forums internationaux. Il a été initié par des dirigeants comme Josip Broz Tito, Jawaharlal Nehru, Gamal Abdel Nasser, Kwame Nkrumah et Sukarno lors de la conférence de Bandung Conference et du sommet de Belgrade Summit (1961). Le Mouvement a cherché à équilibrer les rapports de force entre le bloc occidental, le bloc soviétique et d'autres acteurs globaux tout en défendant la décolonisation, la souveraineté et le développement économique.
Le Mouvement trouve ses racines dans la Conférence de Bandung de 1955 et a été formalisé au sommet de Belgrade (1961), où des dirigeants comme Tito, Nehru et Nasser ont posé les bases d'une troisième voie distincte des politiques de Harry S. Truman, Dwight D. Eisenhower et Nikita Khrouchtchev. Les premiers membres comprenaient des États issus de la décolonisation, tels que Inde, Égypte, Yougoslavie, Ghana et Indonésie, qui cherchaient à résister aux pressions du Plan Marshall et des pactes comme OTAN et Pacte de Varsovie. Pendant les années 1960 et 1970, le Mouvement s'est élargi avec l'adhésion de pays d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine, participant aux débats de l'Assemblée générale des Nations unies et influençant des initiatives telles que le Non-Aligned Movement Summit et les résolutions sur la décolonisation. Les tournants incluent les conférences de Carthage (1973), Havana Summit (1979) et l'élargissement post‑Guerre froide avec des membres comme Afrique du Sud après la fin de l'apartheid.
Les principes fondateurs ont été énoncés dans la déclaration de Belgrade et comprennent la non-alignement vis-à-vis des blocs militaires dominés par États-Unis et Union soviétique, le respect de la souveraineté de pays comme Ceylan (ancien nom de Sri Lanka), la lutte contre le colonialisme représenté par des entités comme Afrique du Sud sous apartheid, et la promotion du développement similaire à des initiatives de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international mais orientées vers la coopération Sud‑Sud. Les objectifs incluent la défense de l'indépendance nationale évoquée par des leaders comme Sukarno et Nkrumah, le soutien aux mouvements de libération tels que African National Congress et Frente Sandinista de Liberación Nacional, et la recherche d'une réforme du système des Nations unies pour refléter les priorités des pays en développement.
La gouvernance repose sur des organes définis lors des sommets et réunions; le rôle principal est assumé par la conférence plénière tenue lors des sommets continentaux et globaux, qui se déroule dans des capitales telles que Belgrade, Havana, New Delhi ou Jakarta. Un secrétariat est parfois établi temporairement, avec des bureaux ad hoc semblables à des structures observées au sein de Organisation des Nations unies et d'organisations régionales comme Organisation de l'unité africaine (devenue Union africaine). Les mécanismes comprennent des groupes de travail thématiques, des consultations entre ministres des Affaires étrangères inspirées par des pratiques de Organisation des États américains et des comités de suivi pour les résolutions adoptées en sessions plénières, qui dialoguent avec des agences telles que UNESCO et UNCTAD.
Les sommets triennaux et conférences ministérielles sont des moments clés, historiquement tenus à Belgrade (1961), Havana (1979), New Delhi (1983), Jakarta (1992) et d'autres capitales qui ont accueilli des chefs d'État et ministres comme Indira Gandhi, Fidel Castro, Suharto et Muammar al-Gaddafi. Ces rencontres ont donné lieu à des déclarations conjointes adressées à l'Assemblée générale des Nations unies et à des initiatives de coopération avec des blocs régionaux comme Commonwealth of Nations et Association of Southeast Asian Nations. Les sommets ont également réuni observateurs et organisations invitées, y compris European Union et ONG internationales lors de sessions parallèles.
Le Mouvement a exercé une influence sur des thèmes de politique internationale, participant aux discussions sur la décolonisation engagées par des entités comme Front de libération nationale et soutenant des résolutions sur l'armement présentées par des pays comme Libye et Cuba. Il a servi d'interface entre pays du Sud et institutions telles que Banque mondiale, Fonds monétaire international et Nations unies, influençant le débat sur la dette souveraine et le développement avec l'appui de pays pétroliers comme Arabie saoudite et Venezuela. Durant la période post‑Guerre froide, le Mouvement a cherché à redéfinir son rôle face à des acteurs comme Union européenne, Organisation du traité de l'Atlantique Nord et Russes tout en traitant des enjeux transnationaux tels que le changement climatique débattus à Conférence des Parties.
L'organisation compte des États membres souverains venus d'Afrique, d'Asie, d'Amérique latine et d'autres régions; des pays notables incluent Égypte, Inde, Indonésie, Ghana, Algérie, Cuba, Syrie, Libye, Yémen et Afrique du Sud. Des observateurs et partenaires comprennent des entités comme Organisation de la coopération islamique, Commonwealth of Nations, Union africaine et des États non membres participants aux sessions en qualité d'invités. Les changements d'adhésion ont été influencés par des événements nationaux comme les transitions post‑coloniales et des processus de réconciliation après des conflits internes notamment impliquant Nelson Mandela et l'ANC.
Le Mouvement a fait l'objet de critiques provenant d'acteurs tels que États-Unis, Royaume-Uni et divers think tanks occidentaux pour son manque d'unité sur des dossiers comme les interventions militaires de pays comme Libye sous Muammar al-Gaddafi ou le soutien à des régimes associés à des violations des droits humains documentées par Amnesty International et Human Rights Watch. Des controverses internes ont surgi autour du financement, des positions contradictoires sur des conflits comme la Guerre Iran‑Irak et la diplomatie envers des États accusés de parrainage d'organisations armées telles que Palestine Liberation Organization. Des débats ont également porté sur la pertinence de la non‑alignement à l'ère multipolaire face à l'émergence d'acteurs comme Chine, Inde et Brésil et des institutions financières internationales réformées.
Category:International organizations