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Fondation pour la Réinsertion Économique et Sociale

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Fondation pour la Réinsertion Économique et Sociale
NomFondation pour la Réinsertion Économique et Sociale
SigleFRES
TypeFondation reconnue d'utilité publique
Date fondation1998
SiègeParis
PrésidentJean Dupont

Fondation pour la Réinsertion Économique et Sociale est une fondation française créée pour favoriser la réinsertion socio-professionnelle des personnes éloignées du marché du travail. Implantée à Paris, elle opère en partenariat avec des institutions publiques et privées et collabore avec des associations, des entreprises et des organismes internationaux pour développer des dispositifs d'accompagnement. Ses activités croisent des questions sociales, juridiques et économiques dans des contextes urbains et ruraux en France et en Europe.

Histoire et création

La fondation a été établie en 1998 après des consultations entre le ministère de l'Emploi, la préfecture de Paris, la Fondation de France, l'Organisation Internationale du Travail, et plusieurs syndicats et organisations caritatives comme Emmaüs, Secours Catholique, et Croix-Rouge française. Sa création s'inscrit dans le sillage des réformes engagées sous les gouvernements successifs impliquant le Plan de cohésion sociale et des directives européennes telles que le Pacte de stabilité et de croissance et la Stratégie de Lisbonne (2000). Les fondateurs incluaient des personnalités issues de la Commission européenne, de l'Agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances, et du monde universitaire, notamment des chercheurs affiliés à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et à l'École des hautes études en sciences sociales. Les premiers programmes ont été soutenus par des mécènes comme la Fondation Bettencourt Schueller et des entreprises du CAC 40, ainsi que par des collectivités locales comme la région Île-de-France.

Mission et objectifs

La mission officielle associe la réinsertion professionnelle aux politiques publiques définies par le Conseil économique, social et environnemental et les recommandations de l'Organisation de coopération et de développement économiques. Les objectifs comprennent l'accompagnement des demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi, la lutte contre l'exclusion en lien avec des acteurs tels que l'Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes, et la mise en place de dispositifs inspirés des pratiques de la Banque mondiale et du Programme des Nations unies pour le développement. La fondation vise aussi à produire des études avec des centres de recherche comme le CNRS, l'INSEE, et l'Observatoire national de la pauvreté.

Programmes et activités

Les programmes couvrent la formation professionnelle en partenariat avec des universités telles que Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis et des écoles comme l'Institut d'études politiques de Paris et l'École nationale d'administration. Des ateliers réemploi sont organisés en collaboration avec des entreprises comme Veolia, Accor, Carrefour, et des réseaux comme Mission Locale et Emmaüs France. La fondation pilote des chantiers d'insertion en lien avec les collectivités territoriales (mairies de Lyon, Marseille, Lille) et des ONG internationales comme Médecins du Monde et Oxfam. Elle développe aussi des outils numériques en coopération avec des acteurs du numérique comme Capgemini et des incubateurs universitaires affiliés à Sorbonne Université.

Organisation et gouvernance

La gouvernance repose sur un conseil d'administration composé de représentants d'institutions telles que le Conseil régional d'Île-de-France, la Direction générale du Travail, des entreprises du Medef, et des syndicats comme la CFDT et la CGT. Le management implique des directeurs issus d'organismes publics comme l'Agence nationale de la cohésion des territoires et du secteur privé, appuyés par des comités scientifiques rassemblant des membres du CNRS, de l'EHESS, et du Centre d'études de l'emploi. Les statuts et procédures se conforment aux normes des fiducies publiques et des fondations reconnues d'utilité publique, similaires aux pratiques observées par la Fondation Rockefeller et la Fondation Gates.

Partenariats et financements

Les financements proviennent d'un mix public-privé rassemblant des subventions de la Commission européenne (fonds sociaux européens), des aides de l'État français via le Ministère du Travail, des contributions d'entreprises du CAC 40 et de donateurs individuels, ainsi que de fondations privées telles que la Fondation de France et la Fondation Abbé Pierre. Les partenariats internationaux incluent des accords avec la Banque mondiale, le Fonds monétaire international sur des volets d'études, et des collaborations avec des universités étrangères comme Harvard University et l'London School of Economics. La fondation gère aussi des opérations de mécénat avec des groupes comme BNP Paribas et Société Générale.

Impact et évaluation

Les évaluations internes et externes mobilisent des méthodologies issues de l'INSEE, de l'OCDE, et du Centre d'analyse stratégique. Des rapports ont été publiés en partenariat avec des think tanks tels que Institut Montaigne, Terra Nova, et Fondation Jean-Jaurès. Les indicateurs suivis reprennent les standards du Programme des Nations unies pour le développement et des fonds sociaux européens, mesurant le taux d'insertion en lien avec Pôle emploi, la réduction de la précarité en partenariat avec la Caisse nationale des allocations familiales, et l'impact local dans des territoires suivis par les conseils régionaux.

Controverses et critiques

La fondation a fait l'objet de critiques de la part d'acteurs comme la Confédération paysanne, des syndicats alternatifs, et des ONG de terrain telles que Attac et Solidaires pour son recours au financement d'entreprises du CAC 40 et pour des évaluations jugées trop rapprochées de consultances externes comme McKinsey & Company et Boston Consulting Group. Des enquêtes médiatiques publiées par des titres comme Le Monde, Libération, et Médiapart ont questionné la transparence des partenariats et l'efficacité de certains dispositifs. Des parlementaires issus du Assemblée nationale et du Sénat ont posé des questions écrites sur la conformité avec les normes publiques et les mécanismes d'évaluation, entraînant des audits administratifs et des recommandations par le Cour des comptes.

Category:Fondations en France