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| ANR Jeunes Chercheuses et Jeunes Chercheurs | |
|---|---|
| Name | ANR Jeunes Chercheuses et Jeunes Chercheurs |
| Established | 2013 |
| Sponsor | Agence Nationale de la Recherche |
| Country | France |
| Disciplines | Physique, Chimie, Biologie, Sciences humaines et sociales, Informatique |
ANR Jeunes Chercheuses et Jeunes Chercheurs Le dispositif ANR Jeunes Chercheuses et Jeunes Chercheurs soutient des carrières de chercheuses et chercheurs émergents pour favoriser la structuration de projets de recherche en France et à l'international. Le programme vise à financer des projets individuels portés par des chercheuses et chercheurs précoces afin de renforcer des équipes dans des institutions telles que le CNRS, l'Inserm, l'INRAE, l'Université Paris-Saclay et des laboratoires associés. Il s'inscrit dans une logique de transition entre les contrats doctoraux et les postes permanents en lien avec des acteurs comme le Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, l'European Research Council et des fondations privées.
Le programme cible des jeunes responsables de projet afin de promouvoir la création de laboratoires compétitifs et d'encourager des collaborations avec des partenaires tels que l'Ecole Normale Supérieure, l'Université de Strasbourg, l'Université de Lyon et le Collège de France. Il cherche à soutenir des parcours qui conduisent à des postes au CNRS, à l'Inserm ou aux universités, tout en articulant des liens avec l'Agence spatiale européenne, le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives et des acteurs européens comme l'ERC Starting Grant. Les objectifs incluent la consolidation de résultats publiés dans des revues liées à des éditeurs comme Nature Publishing Group, Elsevier et Springer Nature et la facilitation d'échanges avec des institutions telles que l'Université de Cambridge, l'Université d'Oxford, l'Massachusetts Institute of Technology, et le Max Planck Society.
L'initiative a été mise en place dans un contexte de réformes initiées après des travaux impliquant le Haut Conseil de l'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur et des rapports proches d'acteurs comme l'OCDE et l'European Commission. Elle fait suite à des dispositifs antérieurs en France visant à réduire la précarité des jeunes chercheurs et à répondre aux recommandations d'organismes tels que l'Académie des sciences et l'Académie des technologies. La création s'inscrit aussi dans la continuité d'appels à projets européens et nationaux comparables au Marie Skłodowska-Curie Actions, au LabEx et aux initiatives portées par le Programme d'investissements d'avenir.
L'éligibilité repose sur des critères de carrière, tels que l'obtention récente d'un doctorat, des publications dans des revues indexées et une expérience postdoctorale, avec des évaluations par des comités composés de membres provenant du CNRS, de l'Inserm, de l'INRIA et d'établissements internationaux. La sélection utilise des commissions internationales incluant des experts affiliés à des institutions comme l'ETH Zurich, l'Imperial College London, l'University of California, Berkeley et l'University of Tokyo, avec des recommandations inspirées par les standards de l'European Research Council. Les dossiers sont évalués sur la qualité scientifique, la faisabilité budgétaire et les perspectives de carrière, en tenant compte d'expériences dans des laboratoires tels que le Broad Institute, le Francis Crick Institute et des centres hospitaliers universitaires comme l'AP-HP.
Le financement couvre des dépenses de personnel, des équipements et des missions, et est géré selon des conventions avec des établissements dont l'Université Grenoble Alpes, l'Université de Bordeaux, l'Université de Montpellier et des organismes de recherche tels que l'Ifremer. Les montants et la durée s'articulent avec des dispositifs nationaux et européens, en coordination avec le Programme-cadre européen Horizon 2020 et les dispositifs locaux comme les pôles de compétitivité. La mise en œuvre implique des partenaires industriels et académiques, incluant parfois des collaborations avec Sanofi, Dassault Systèmes, Thales et des fondations comme la Fondation Bettencourt Schueller.
Les lauréats ont contribué à des avancées publiées dans des revues comme Nature, Science, The Lancet, Cell et Proceedings of the National Academy of Sciences, et ont établi des collaborations avec des groupes du Max Planck Institute, de l'Institut Pasteur et du Weizmann Institute of Science. Plusieurs ont obtenu des distinctions telles que des prix décernés par l'Académie des sciences, des bourses de l'ERC Starting Grant et des financements de la European Research Council. Les retombées incluent la création de start-up issues d'équipes soutenues, des brevets déposés auprès de l'INPI et des partenariats avec des acteurs comme Criteo et BioMérieux.
Le dispositif a fait l'objet de débats concernant la sélectivité, la précarité persistante et la comparabilité avec des mécanismes étrangers, pointés par des syndicats universitaires, des collectifs de jeunes chercheurs et des rapports de l'INSERM et du CNRS. Des critiques ont porté sur la répartition disciplinaire et régionale, avec des appels à plus de transparence émanant d'acteurs comme l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques et des associations académiques. Des controverses ont aussi émergé autour de la concurrence avec des financements européens et la coordination avec des programmes tels que le Horizon Europe.
Les évolutions récentes visent à mieux articuler le programme avec des initiatives internationales et des partenariats stratégiques impliquant l'European Research Council, le Horizon Europe, le Marie Skłodowska-Curie Actions et des agences nationales comme l'ANR. Des pistes d'amélioration sont discutées avec des universités et des instituts de recherche, y compris l'Université PSL, l'Université de Rennes et des instituts technologiques, afin d'accroître l'interdisciplinarité, la mobilité internationale et la durabilité des parcours vers des postes permanents. Des échanges ont eu lieu avec des acteurs industriels et philanthropiques tels que TotalEnergies, la Fondation de France et des consortiums européens pour renforcer la structuration des filières de recherche.
Category:Financement de la recherche en France