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| Schéma directeur d'aménagement et d'urbanisme de la région parisienne | |
|---|---|
| Name | Schéma directeur d'aménagement et d'urbanisme de la région parisienne |
| Native name | Schéma directeur d'aménagement et d'urbanisme de la région parisienne |
| Type | Plan d'urbanisme régional |
| Established | 1965 |
| Jurisdiction | Région parisienne |
Schéma directeur d'aménagement et d'urbanisme de la région parisienne Le Schéma directeur d'aménagement et d'urbanisme de la région parisienne est un plan directeur régional conçu pour organiser le développement territorial de la région parisienne, coordonner les politiques d'infrastructure et définir des orientations d'urbanisme. Fruit de réflexions engagées dans les années 1960, il articule des enjeux de transport, d'habitat, d'industrie et de protection des espaces, avec des incidences sur les politiques menées par des acteurs institutionnels et des collectivités territoriales.
Le projet naît dans le contexte des Trente Glorieuses et des débats suscités par la Reconstruction, les plans de modernisation impulsés par Charles de Gaulle, les études menées par Jean Monnet et les institutions techniques comme le Service d'études techniques des routes et autoroutes; il s'inscrit aussi dans la continuité des réflexions de l'Ordnance Survey et des écoles d'urbanisme telles que l'École des Ponts ParisTech et l'École nationale des travaux publics de l'État. La genèse mobilise des personnalités et organismes comme Paul Delouvrier, la Délégation à l'aménagement du territoire et à l'action régionale, la Régie autonome des transports parisiens et le Syndicat des transports d'Île-de-France, ainsi que des cabinets d'architectes associés à des figures comme Le Corbusier et André Lurçat pour confronter modèles modernistes et héritages historiques tels que ceux de Georges-Eugène Haussmann et du Baron Haussmann. Les enjeux internationaux, illustrés par les échanges avec des métropoles comme Londres, New York City, Tokyo et Berlin, influencent les diagnostics portant sur la croissance démographique, les migrations internes, et la planification des grands équipements.
Le Schéma directeur vise à équilibrer densification et préservation en combinant orientations inspirées par Le Corbusier, la doctrine de l'Organisation des Nations Unies sur l'habitat, et les approches de planification régionale préconisées par des organismes comme l'OCDE et la Banque mondiale. Ses principes incluent la hiérarchisation des réseaux de transport évoquant des références telles que la Société du Grand Paris et le projet du RER, la répartition des fonctions économiques suivant des modèles promus par le Comité interministériel d'aménagement du territoire et l'Institut d'aménagement et d'urbanisme d'Île-de-France, et la protection des espaces agricoles et paysagers comparable aux réserves initiées autour du Parc naturel régional de la haute vallée de Chevreuse et du Parc naturel régional du Vexin français. Le plan intègre aussi des orientations concernant le logement social en référence aux politiques de Jacques Chirac et aux lois foncières comme la loi SRU.
Le périmètre initial couvre la région parisienne avec calage sur les limites administratives de collectivités analogues à Préfecture de police de Paris, aux départements de la Seine-et-Marne, des Yvelines, de l'Essonne, des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne, et articule zonages comparables aux plans d'occupation des sols et aux documents d'urbanisme tels que les Schémas de cohérence territoriale et les Plans locaux d'urbanisme. Les cartes de zonage font référence aux espaces d'activité économique inspirés par les pôles comme La Défense, les corridors de transport alignés sur les grands axes type Autoroute A1 (France), et les zones protégées proches de sites patrimoniaux tels que Versailles et Fontainebleau. Les documents produits fonctionnent en liaison avec des acteurs juridiques comme le Conseil d'État et les mécanismes d'expropriation encadrés par le Code général de la propriété des personnes publiques.
La mise en œuvre mobilise des acteurs institutionnels et techniques tels que la Préfecture de région Île-de-France, la Région Île-de-France, l'Agence de financement des infrastructures de transport de France et des opérateurs comme la Régie autonome des transports parisiens et la Société du Grand Paris. La gouvernance implique des dispositifs de concertation avec des collectivités locales comparables à des communes comme Paris, Nanterre, Boulogne-Billancourt et Créteil, ainsi que des partenariats public-privé regroupant acteurs financiers tels que la Caisse des dépôts et consignations et des promoteurs inspirés de modèles adoptés par la Société d'économie mixte et les grands groupes de construction comme Bouygues et Vinci. Les outils opérationnels incluent des procédures d'enquête publique et des instances consultatives semblables au Conseil régional d'Île-de-France.
Les retombées affectent l'emploi, le marché immobilier et les flux de transport, en relation avec pôles d'attraction comme La Défense et des secteurs industriels porteurs cités par le Commissariat général au développement durable. Les effets environnementaux concernent la consommation d'espace agricole et la qualité de l'air mesurée par des organismes comme Airparif, la gestion des eaux en lien avec la Seine et des mesures de préservation inspirées par la Convention de Ramsar et les directives européennes telles que la Directive Habitats. Les transformations urbaines modifient la répartition des populations, les dynamiques de métropolisation observées dans des métropoles comme Londres et New York City, et influencent les politiques sociales pilotées par des ministères et des acteurs du logement comme la Caisse d'Allocations Familiales.
Le Schéma directeur suscite débats et oppositions comparables aux controverses autour de grands projets tels que le Chunnel et le TGV: critiques d'élus locaux, mouvements citoyens organisés à l'image d'associations environnementales comme France Nature Environnement et syndicats de riverains, enjeux de densification évoqués par des maires de communes périurbaines et débats sur la préservation du patrimoine rappelant des controverses liées à Versailles ou Notre-Dame de Paris. Les contentieux juridiques s'appuient parfois sur des recours devant le Conseil d'État et mobilisent la presse nationale comme Le Monde et Le Figaro.
Le Schéma a connu révisions, intégrations et remaniements en relation avec la création d'institutions telles que la Région Île-de-France, la mise en place du Schéma régional d'aménagement, de développement durable et d'égalité des territoires et l'avènement du projet du Grand Paris. Son héritage se lit dans l'organisation des réseaux de transport évoquant le RER et la Société du Grand Paris, dans la structuration des pôles économiques comme La Défense et dans la protection d'espaces naturels comparable aux parcs régionaux. Les débats contemporains le replacent face aux enjeux du changement climatique, à la transition énergétique portée par des acteurs comme l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie et aux dynamiques de métropole européenne comme celles de Berlin, Madrid et Milan.
Category:Urbanisme en Île-de-France