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| Occupation de la France par l'Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale | |
|---|---|
| Name | Occupation de la France par l'Allemagne |
| Date | 1940–1944 |
| Location | France |
| Result | Armistice of 22 June 1940; Liberation 1944 |
Occupation de la France par l'Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale was la période durant laquelle la Wehrmacht et les administrations de Nazi Germany ont contrôlé une grande partie du territoire français après la Battle of France et l'armistice du 22 juin 1940, tandis que le régime de Vichy France dirigé par le maréchal Philippe Pétain exerçait l'autorité nominale sur la zone dite non occupée; cette période a profondément affecté la société française, la politique européenne et les relations internationales jusqu'à la Normandy landings et la Liberation of Paris en 1944.
L'invasion allemande de mai-juin 1940, menée par la Heer et coordonnée avec la tactique de Blitzkrieg employée depuis la Invasion of Poland, a abouti à la campagne de la Battle of France et à la capitulation française, signée après des négociations impliquant des figures comme le maréchal Hermann Göring et le maréchal Hermann von Küchler; l'armistice du 22 juin 1940 consécutif aux accords négociés au Compiègne a entériné la division entre la zone occupée et la zone libre, dessinant le cadre légal et territorial de l'occupation sous l'autorité de Reichsleiter tels que Wilhelm Keitel et administrateurs comme le Oberkommando der Wehrmacht.
L'administration de la zone occupée fut structurée autour de la Militärverwaltung et de l'Office dirigé par des personnalités comme le Generalfeldmarschall Wilhelm von Leeb et les représentants civils du Reich Ministry for the Occupied Eastern Territories; parallèlement, la collaboration institutionnelle avec le régime de Vichy France impliqua des ministres tels que Pierre Laval et des institutions comme la Milice française, tandis que des diplomates allemands et des membres du SS mettaient en place des politiques de contrôle, de répression et d'exploitation économique, en coordination avec des industriels parfois liés à Krupp, Siemens et IG Farben.
La vie civile fut marquée par la pénurie, le rationnement et le marché noir impliquant acteurs comme les municipalités de Paris, Lyon et Marseille ainsi que des syndicats locaux et des organisations humanitaires telles que la Red Cross (France), tandis que les entreprises françaises comme Renault et Peugeot furent contraintes à la production pour l'occupant; la réquisition de logements et de biens affecta des populations dans les départements d'Île-de-France et du Nord, et des politiques fiscales destinées au financement de la Wehrmacht et de la Reichsbahn eurent des effets sur les échanges entre ports comme Le Havre et hubs ferroviaires tels que Gare du Nord.
Les mouvements de résistance, incarnés par des réseaux comme France Libre, la branche dirigée par le général Charles de Gaulle, et différentes maquis dont le Maquis du Vercors, se sont organisés en actions de renseignement, de sabotage et d'évasion, souvent en coordination avec les services britanniques comme le Special Operations Executive et les services soviétiques; la collaboration prit des formes politiques et policières via des acteurs comme Vichy France, la Milice française dirigée par Joseph Darnand et des collaborateurs individuels, tandis que des groupes monarchistes, républicains et communistes tels que le French Communist Party jouèrent des rôles divergents dans la lutte contre l'occupant.
La répression allemande, mise en œuvre par des unités de la Geheime Staatspolizei et du Schutzstaffel, ont conduit à des rafles comme celle du Vel' d'Hiv Roundup et à des déportations vers des camps tels que Auschwitz et Drancy; la persécution des populations juives, des communistes, des résistants et des prisonniers de guerre impliqua des acteurs juridiques comme les tribunaux d'exception et des collaborateurs administratifs, tandis que des personnalités comme Adolf Eichmann et Theodor Dannecker coordonnaient des politiques d'extermination en liaison avec la hiérarchie nazie.
Les débarquements alliés — Operation Overlord en Normandie et Operation Dragoon en Provence — ont déclenché la libération progressive des territoires, soutenus par des forces comme l'United States Army, la British Army et la Free French Forces de Charles de Gaulle, culminant avec des événements tels que la Liberation of Paris et la reddition de garnisons allemandes; l'épuration légale et extralégale qui suivit impliqua des juridictions comme la High Court of Justice (France) et des commissions locales, et engendra des débats politiques autour de figures telles que Philippe Pétain et Pierre Laval et des sanctions contre des collaborateurs industriels et policiers.
La mémoire de l'occupation a été façonnée par des historiens, auteurs et réalisateurs tels que Marc Bloch, Robert Paxton, Jean Moulin (mémoire du), Henri Frenay, Serge Klarsfeld, Emmanuel Le Roy Ladurie, André Malraux, Jean-Paul Sartre et des œuvres cinématographiques comme The Sorrow and the Pity et Le Chagrin et la Pitié; les débats historiographiques ont opposé des thèses sur la collaboration, la Résistance et la responsabilité de l'État, mises en perspective par des événements internationaux tels que la Nuremberg Trials et les recherches archivistiques dans des institutions comme les Archives nationales, les collections du Musée de l'Armée et des centres de mémoire à Drancy et Oradour-sur-Glane, alimentant la commémoration publique et les travaux universitaires contemporains.
Category:France in World War II Category:German occupation administrations Category:Vichy France