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| Ligne de Lyon à Dijon | |
|---|---|
| Nom | Ligne de Lyon à Dijon |
| Origine | Lyon |
| Destination | Dijon |
| Ouverture | 1854–1855 |
| Longueur | ~200 km |
| Électrification | 25 kV 50 Hz |
| Gestionnaire | SNCF Réseau |
Ligne de Lyon à Dijon La ligne relie Lyon à Dijon en traversant la région Auvergne-Rhône-Alpes et la région Bourgogne-Franche-Comté. Inaugurée au milieu du XIXe siècle, elle s'inscrit dans le réseau développé par des compagnies comme la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée et la Compagnie des chemins de fer de l'Est et contribue aux liaisons entre pôles urbains tels que Lyon-Part-Dieu, Lyon-Perrache, Besançon et Dijon-Ville.
La création s'inscrit dans les grandes réalisations du Second Empire sous l'impulsion de personnages comme Napoléon III et d'industriels tels que James de Rothschild, en dialogue avec les réseaux de la Compagnie du chemin de fer de Lyon à la Méditerranée et la Compagnie des chemins de fer du Midi. Les premières études citent des ingénieurs formés à l'École polytechnique et à l'École des ponts et chaussées, tandis que les travaux mobilisent des entreprises inspirées par des projets ferroviaires contemporains comme la ligne Paris–Lyon. La ligne connaît des épisodes marquants pendant la Guerre franco-prussienne et la Seconde Guerre mondiale où elle sert aux déplacements militaires et au ravitaillement, touchée par des sabotages et des reconstructions impliquant la Résistance française et les forces alliées. À partir des années 1930, des adaptations techniques suivent les politiques de la SNCF puis les plans de modernisation nationaux des années 1950–1980.
La plateforme présente des caractéristiques héritées du XIXe siècle adaptées aux normes contemporaines de SNCF Réseau. Le gabarit permet la circulation d'autorails, de rames automotrices comme les TGV sur sections raccordées et de convois de fret opérés par acteurs tels que CFL Cargo et DB Cargo. L'électrification en 25 kV 50 Hz suit les standards adoptés après les essais comparatifs menés par la SNCF et les fabricants comme Alstom et Siemens. Les installations comprennent des signaux type BAPR et équipements de sécurité compatibles avec le système ETCS sur certaines sections, ainsi que des ateliers de maintenance associés à des sites industriels comme ceux de Creusot et de Charbonnières-les-Bains.
Le tracé traverse des territoires administratifs tels que le Rhône (département), l'Ain, la Saône-et-Loire et la Côte-d'Or. Parmi les gares principales figurent Lyon-Perrache, Lyon-Part-Dieu, Villefranche-sur-Saône, Mâcon-Ville, Chalon-sur-Saône et Dijon-Ville. La liaison connecte également à d'autres axes majeurs : jonctions vers la ligne Paris–Lyon via Mâcon-Loché, embranchements vers Bourg-en-Bresse, raccordements vers la direction de Besançon et interfaces avec des réseaux régionaux exploités par TER Auvergne-Rhône-Alpes et TER Bourgogne-Franche-Comté. Le trajet traverse des infrastructures notables comme des viaducs, des tunnels et des ouvrages d'art étudiés par des ingénieurs du même calibre que ceux ayant travaillé sur la Ligne du Simplon et la Ligne de Paris à Marseille.
L'exploitation commerciale mobilise des opérateurs historiques et contemporains : la SNCF pour les TER et Corail, des entreprises privées pour le fret et des services internationaux en coordination avec des autorités organisatrices de transport comme les conseils régionaux d'Auvergne-Rhône-Alpes et de Bourgogne-Franche-Comté. Les trafics incluent des dessertes régionales TER, des trains grandes lignes, des TERGV et des convois fret pour des clients industriels tels que les groupes de l'automobile et de la plasturgie implantés dans la vallée du Rhône. Les horaires s'articulent avec des nœuds ferroviaires tels que Gare de Lyon-Part-Dieu et permettent des correspondances vers des liaisons internationales à Lyon-Saint-Exupéry et vers des axes vers Paris et Lille.
Des projets de modernisation impliquent des acteurs publics et privés comme SNCF Réseau, l'Agence de financement des infrastructures de transport de France et les collectivités territoriales. Les chantiers prévus concernent la mise en conformité ETCS, le renouvellement de la caténaire par des industriels tels que Alstom et Bombardier, la rénovation des gares en partenariat avec des cabinets d'architecture actifs sur des projets comme la gare de Lyon-Saint-Exupéry TGV, et l'amélioration de l'accessibilité coordonnée avec des programmes européens de transport. Des initiatives environnementales visent la réduction des émissions en lien avec des politiques portées par le Ministère de la Transition écologique et des plans de mobilité des métropoles de Lyon et Dijon.
La ligne structure des bassins d'emploi autour de pôles tels que Lyon, Dijon, Mâcon et Chalon-sur-Saône, desservant des zones industrielles où opèrent des groupes comme Renault, Schneider Electric et des entreprises agroalimentaires. Elle favorise l'essor touristique lié à des destinations patrimoniales comme la région viticole de Bourgogne, les musées tels que le Musée des Beaux-Arts de Dijon et les circuits œnologiques associés à des appellations comme Bourgogne Pinot Noir. Socialement, la ligne influence la mobilité quotidienne des navetteurs, les politiques d'aménagement portées par des institutions comme le Grand Lyon et les schémas de cohésion territoriale élaborés par les conseils régionaux, tout en participant aux débats sur l'équilibre modal entre rail et routes nationales telles que la Nationale 6.
Category:Lignes ferroviaires en France