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Indépendant État de Croatie

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Article Genealogy
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Indépendant État de Croatie
NomIndépendant État de Croatie
Nom localNezavisna Država Hrvatska
CapitaleZagreb
Langues officiellesCroate
Période1941–1945
Chef etatAnte Pavelić
GouvernementUstaše
ArméesHrvatske oružane snage

Indépendant État de Croatie est un État créé en 1941 en Europe du Sud-Est, proclamé après l'invasion de Yougoslavie par les forces de l'Axe; son existence dura jusqu'en 1945. Le régime, dirigé par Ante Pavelić et le mouvement Ustaše, établit des politiques d'alignement avec Troisième Reich et Italie fasciste, tout en menant des mesures répressives contre des populations et des opposants. Son histoire est liée aux événements de la Seconde Guerre mondiale, aux mouvements de résistance tels que les Partisans yougoslaves dirigés par Josip Broz Tito, et aux interventions de la Wehrmacht et de la Regia Marina.

Histoire et formation

La création intervint après l'invasion de la Royaume de Yougoslavie par l'Axe en avril 1941, avec la capitulation et le démantèlement consécutif impliquant la Luftwaffe, la Wehrmacht et la Regia Marina. La proclamation fut soutenue par Benito Mussolini et Adolf Hitler qui favorisèrent la création d'un État client aligné sur les traités et accords de l'Axe, dont les conséquences furent négociées lors de rencontres entre représentants de Allemagne nazie, Italie fasciste et leaders de l'Ustaše dirigés par Ante Pavelić. Le territoire incorpora des régions disputées comme la Dalmatie, la Bosnie-Herzégovine et la Slavonie, modifiant les frontières déjà affectées par le Traité de Versailles et d'autres arrangements de l'entre-deux-guerres. La mise en place institutionnelle se fit rapidement, sous l'influence de l'Organisation nationale socialiste allemande et du modèle concentrationnaire des camps tels que Jasenovac.

Gouvernement et institutionnalité

Le régime fut organisé autour du chef de l'État Ante Pavelić et du mouvement politique Ustaše, avec des structures inspirées par des exemples européens contemporains comme le Parti national-socialiste, le Parti national fasciste italien et d'autres formations autoritaires. Des institutions telles que une administration centrale basée à Zagreb et des ministères pour la sécurité internalisée, la police spéciale et les services de renseignement furent créées, s'appuyant sur des cadres issus de la droite radicale et de milices paramilitaires. Les autorités collaboraient avec des entités étrangères comme la Gestapo, la SS et la Regia Marina pour la coordination des opérations militaires et policières.

Politique intérieure et répression

La politique intérieure combina des mesures de persécution ciblée contre des groupes identifiés, notamment des populations associées à Juifs, aux Serbes et aux opposants politiques, en s'inspirant de pratiques observées dans des lieux comme Auschwitz et Dachau. Des lois et décrets d'exclusion furent promulgués afin de restreindre les droits civils et de confisquer des biens, conduisant à des déportations vers des camps de concentration tels que Jasenovac et à des massacres enregistrés dans des localités comme Glina et Srb. Les forces policières et les milices, influencées par des doctrines comparables à celles de la Milice fasciste et des sections de la SS, pratiquaient la terreur contre des mouvances résistantes et des civils.

Collaboration et relations internationales

Sur le plan international, le régime établit des relations étroites avec Allemagne nazie, Italie fasciste et, ponctuellement, avec des États satellites ou collaborateurs comme le Quisling's Norway (par analogie) et des représentants de l'Axe en Europe orientale. Des accords militaires et économiques furent signés avec la Wehrmacht et la Regia Marina, tandis que des diplomates et politiciens tels que Vladko Maček (rival politique) et d'autres figures régionales interagirent avec des représentants de la Croatie sous tutelle. Les autorités cherchèrent également à neutraliser l'influence des Alliés occidentaux, notamment lors d'opérations où participèrent des unités de la Luftwaffe et des services de renseignement allemands.

Armée, forces et résistance

Les forces armées nationales comprenaient des unités régulières et des formations paramilitaires telles que les milices Ustaše, ainsi que des unités auxiliaires collaborant avec la Wehrmacht et la SS. Elles affrontèrent des forces résistantes majeures comme les Partisans yougoslaves dirigés par Josip Broz Tito et des groupes royalistes connus sous le nom de Četniks menés par des chefs tels que Draža Mihailović. Des batailles et opérations significatives eurent lieu en régions montagneuses et côtières, impliquant des combats contre des unités de la British SOE, des sabotages organisés par le Comintern (influence), et des campagnes de pacification soutenues par l'Axe.

Économie et société

L'économie wartime fut restructurée selon les besoins de l'effort de guerre, incluant des réquisitions de matériel, des nationalisations partielles et des accords économiques avec l'Allemagne nazie et l'Italie fasciste. Des industries locales en Zagreb, Split et Rijeka furent intégrées aux chaînes d'approvisionnement allemandes, tandis que l'agriculture de la Slavonie subit des contraintes de production et des confiscations. La société civile connut des déplacements massifs de populations, des confiscations de propriété et une montée des réfugiés internes, avec des effets humains comparables à d'autres crises humanitaires de la Seconde Guerre mondiale.

Culture et propagande

Le régime utilisa la propagande via les médias locaux et les institutions culturelles pour légitimer ses politiques, s'inspirant de techniques de communication déployées par des régimes comme ceux de Joseph Goebbels et Benito Mussolini. Des publications, stations de radio et cérémonies publiques glorifièrent le projet nationaliste des Ustaše tout en censurant voix dissidentes, avec des interventions d'intellectuels et d'artistes locaux sous pression, semblables aux cas observés dans des États collaborateurs contemporains.

Guerre, chute et héritage

Face à l'avancée des forces alliées et à l'offensive des Partisans yougoslaves sous Josip Broz Tito, l'État s'effondra en 1945, entraînant la fuite de dirigeants comme Ante Pavelić vers l'étranger, la capture et le jugement de certains cadres, et l'incorporation des territoires dans la nouvelle République fédérative socialiste de Yougoslavie. Le bilan humain, les procès postérieurs et la mémoire historique subséquente ont alimenté des débats dans des institutions judiciaires et des travaux historiques comparables à d'autres épilogues de la Seconde Guerre mondiale, influençant la politique mémorielle dans des villes comme Zagreb, Sarajevo et Belgrade.

Category:Histoire de Croatie Category:Seconde Guerre mondiale