Generated by GPT-5-mini| Histoire de l'égyptologie | |
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| Name | Histoire de l'égyptologie |
| Caption | Pierre de Rosette, découverte liée au déchiffrement des hiéroglyphes |
| Period | Antiquité à époque contemporaine |
| Discipline | Égyptologie |
Histoire de l'égyptologie
La histoire de l'égyptologie retrace l'étude des monuments, des textes et des objets de l'Égypte ancienne depuis l'Antiquité jusqu'à l'époque contemporaine, en croisant les parcours de figures comme Napoléon Bonaparte, Jean-François Champollion et Howard Carter. Elle articule les découvertes de sites tels que Gizeh, Thèbes (Égypte), et Saqqarah avec les institutions comme le British Museum, le Musée du Louvre et l'Institut français d'archéologie orientale. L'évolution scientifique associe des événements comme la campagne d'Égypte, la découverte de la Pierre de Rosette et la publication de corpus par la Société des antiquaires de Londres.
Dès l'Antiquité, des voyageurs et érudits comme Hérodote, Diodore de Sicile, et Strabon consignent des observations sur les temples de Memphis (Égypte), les pyramides de Gizeh et les nécropoles de Thèbes (Égypte), tandis que des diplomates comme Nabuchodonosor II et Ptolémée I Sôter modèlent les collections royales. Les monastères chrétiens coptes, les chroniqueurs byzantins tels que Procope de Césarée et des envoys arabes comme Ibn Hawqal transmettent des savoirs vers Constantinople, Bagdad et Cairo. Des souverains comme Saladin et Baibars influencent la préservation des monuments à travers des programmes de restauration et d'appropriation.
À la Renaissance, des voyageurs comme Pietro Della Valle, John Greaves et Bernardino Drovetti réintroduisent les antiquités égyptiennes dans les cabinets de curiosités de Rome, Paris et Londres. Les voyages de diplomates comme Jean-Jacques Barthelemy, les récits de Gérard de Nerval et les rapports de consuls comme Henry Salt (consul) alimentent les collections du Musée du Louvre, du British Museum et du Musée de l'Homme. L'exportation d'antiquités vers des cours comme celles de Naples, Madrid et Vienne provoque des controverses impliquant la Compagnie des Indes orientales, le Consulat français et des agents privés tels que Giovanni Battista Belzoni.
La campagne d'Égypte menée par Napoléon Bonaparte ouvre la voie aux études systématiques avec la participation de savants comme Jean-Baptiste Fourier et Étienne Geoffroy Saint-Hilaire, conduisant à la publication des Description de l'Égypte par l'Institut d'Égypte et à la création d'institutions telles que l'Institut français d'archéologie orientale et le Deutsches Archäologisches Institut. Les fouilles de figures telles que Giovanni Battista Belzoni, Karl Richard Lepsius et Auguste Mariette systématisent l'enregistrement des sites de Saqqarah, Abydos et Dendérah, tandis que des mécènes comme Alexander II de Russie et des académies telles que la Royal Society financent des expéditions.
La découverte de la Pierre de Rosette pendant la campagne d'Égypte fournit la clé aux travaux de Thomas Young et de Jean-François Champollion, aboutissant au déchiffrement des hiéroglyphes et à la parution de monuments remarquables comme le Précis du système hiéroglyphique de Champollion. Ce tournant transforme les collections du British Museum, du Musée du Louvre et du Hermitage (Saint-Pétersbourg) en archives textuelles exploitables, influence les travaux de philologues comme Julius Oppert et Aloys Sprenger, et déclenche des débats avec des orientalistes tels que Edward William Lane et René-Just Haüy.
Le développement d'institutions comme le Service des antiquités égyptiennes, la Society of Antiquaries of London et l'École française du Caire structure les campagnes de fouilles menées par Flinders Petrie, George Andrew Reisner, Howard Carter et Pierre Montet à Gizeh, Valley of the Kings, Tanis et Amarna. Les découvertes phares telles que la tombe de Toutânkhamon et les fouilles de Mastabas modifient les collections du Metropolitan Museum of Art, du Kunsthistorisches Museum et du Musée égyptien du Caire, tandis que des accords internationaux impliquant Royaume-Uni, France et Égypte redéfinissent la propriété des antiquités.
Au 20e siècle, des méthodologies développées par des archéologues comme William Flinders Petrie et des égyptologues tels que Alan Gardiner, James Henry Breasted et Jaroslav Černý introduisent des techniques de typologie, de stratigraphie et d'analyse épigraphique appliquées à Saqqarah, Abydos (Égypte) et Deir el-Medineh. Les écoles d'interprétation rivalisent entre l'approche philologique de Alan Gardiner, les synthèses culturelles de Kurt Sethe et les études sociales inspirées par Gaston Maspero et T. E. Lawrence, tandis que des institutions universitaires comme l'Université de Cambridge, l'Université d'Oxford et l'Université du Caire forment des spécialistes.
Depuis la seconde moitié du 20e siècle, des chercheurs tels que Zahi Hawass, Salima Ikram et Nicholas Reeves contribuent aux débats sur la restitution des collections du British Museum, du Musée du Louvre et du Petersen Museum et sur la conservation des sites menacés à Abu Simbel, Karnak et Alexandrie (Égypte). Les questions de patrimonialisation impliquent des organisations internationales comme l'UNESCO, le ICOMOS et l'UNESCO World Heritage Committee, et suscitent des controverses portant sur les pratiques de fouille de sociétés telles que le British Museum, des maisons de vente comme Sotheby's et des politiques nationales en lien avec le Ministry of Antiquities (Égypte). Les progrès en analyses scientifiques, par des laboratoires affiliés à l'University College London, au Max Planck Institute et au CNRS, favorisent la datation, l'imagerie et la conservation, tandis que des projets collaboratifs avec le Smithsonian Institution, le Getty Research Institute et des universités du Caire redéfinissent les modes de circulation des savoirs et des objets.
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