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Guerre d'Irak

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Guerre d'Irak
NomGuerre d'Irak
Date2003–2011 (principal), 2011–2017 (insurrection/contre-insurrection)
LieuIrak, Moyen-Orient
BelligérantsÉtats-Unis, Royaume-Uni, Australie, Pologne, Allemagne (opposition politique), Irak (république), Baas (parti) , Coalition provisoire, Forces démocratiques syriennes, État islamique
CommandantsGeorge W. Bush, Tony Blair, Saddam Hussein, Paul Bremer, David Petraeus, Nouri al-Maliki
ForcesVarie; coalitions multinationale et groupes insurgés
PertesEstimations contestées; centaines de milliers de civils, dizaines de milliers de combattants

Guerre d'Irak

La Guerre d'Irak désigne l'ensemble des opérations militaires, de l'occupation et des conflits connexes liés à l'invasion de l'Irak en 2003 par une coalition menée par États-Unis, suivie d'une longue insurrection, d'une montée d'Al-Qaïda puis de l'État islamique (EI), et d'interventions régionales impliquant des acteurs comme Iran, Turquie et Syrie. Les débats internationaux impliquant Nations unies, OTAN, Union européenne et divers tribunaux ont façonné les discussions sur la légalité, la reconstruction et les conséquences humanitaires liées aux opérations. Les répercussions ont touché des institutions telles que Banque mondiale, Fonds monétaire international et Organisation mondiale de la santé.

Contexte historique et politique

Avant 2003, l'Irak était marqué par la présidence de Saddam Hussein et le régime du Parti Baas, des conflits antérieurs comme la Guerre Iran–Irak, l'Invasion du Koweït et la Guerre du Golfe (1990–1991), ainsi que par des sanctions internationales décidées par Conseil de sécurité des Nations unies. Les inspections d'armes conduites par Agence internationale de l'énergie atomique, Organisation pour l'interdiction des armes chimiques et Commission spéciale des Nations unies furent centrales aux revendications de administration George W. Bush et au gouvernement de Tony Blair justifiant l'intervention. Les relations bilatérales entre États-Unis et Royaume-Uni ont été influencées par des documentations telles que les rapports du Congrès des États-Unis, des courriels classifiés révélés par WikiLeaks et des enquêtes parlementaires comme la Chilcot Inquiry.

Invasion de 2003 et opérations militaires

L'invasion initiale lancée en mars 2003 par la coalition dirigée par États-Unis et Royaume-Uni combina des forces comme United States Army, Royal Navy, Royal Air Force, United States Marine Corps et des contingents de pays tels que Australie, Pologne et Danemark. Les opérations majeures incluaient la prise de Bagdad, la bataille de Falloujah, les opérations aériennes de US Air Force et les manœuvres de forces spéciales comme les Navy SEALs et le SAS (Royaume-Uni). Les objectifs affichés mêlaient la neutralisation supposée d'armes de destruction massive, la destitution de Saddam Hussein et l'établissement d'une nouvelle administration, impliquant des acteurs comme Paul Bremer et Coalition Provisional Authority. Les opérations ont mobilisé des technologies de renseignement issues de la National Security Agency, du Central Intelligence Agency et du MI6, tandis que des entreprises privées de sécurité comme Blackwater ont joué un rôle controversé.

Administration et occupation post-invasion

La période d'occupation a été marquée par la création de la Coalition Provisional Authority dirigée par Paul Bremer, la dissolution de l'Armée irakienne et la débaasification via des politiques inspirées par des conseillers tels que L. Paul Bremer, Leslie Gelb et des cabinets consultatifs. Les institutions irakiennes ont été réorganisées autour d'acteurs politiques comme Iyad Allawi, Nouri al-Maliki, Jalal Talabani et des partis tels que Dawa (parti politique), Conseil révolutionnaire islamique et Kurdistan Democratic Party. Les élections supervisées par l'Organisation des Nations unies et les missions de reconstruction impliquant USAID, Banque mondiale et des ONG telles que Médecins Sans Frontières ont confronté des problèmes de sécurité, de corruption et d'infrastructures dégradées.

Insurrection, violences sectaires et lutte contre Al-Qaïda/État islamique

La résistance armée comprenait une mosaïque de groupes : cellules de l'Al-Qaïda en Irak dirigées par Abou Moussab al-Zarqaoui, milices chiites comme les Sadrists et les Fedayeen, forces paramilitaires pro-Iran telles que Conseil suprême islamique d'Irak et la Brigade Badr. Les violences sectaires entre communautés sunnites et chiites ont culminé après les attaques contre des mosquées et des marchés, impliquant des incidents comme les batailles de Falloujah et de Samarra. La montée de l'État islamique a mené à la proclamation d'un "califat" en 2014 et déclenché des campagnes internationales incluant la coalition contre l'État islamique dirigée par États-Unis, des appuis terrestres de la Forces démocratiques syriennes et des opérations aériennes de la Russie et de la France.

Conséquences humanitaires et déplacements de population

Le conflit a généré des pertes civiles massives, des crises sanitaires gérées par l'Organisation mondiale de la santé et des déplacements internes et externes vers des pays comme Jordanie, Turquie et Syrie. Des organisations humanitaires telles que Comité international de la Croix-Rouge, Amnesty International et Human Rights Watch ont documenté des abus, des détentions controversées à Abou Ghraib et des violations alléguées examinées par des mécanismes régionaux et internationaux. Les réfugiés ont été pris en charge par des agences comme Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés et la reconstruction a nécessité la coordination d'acteurs financiers comme la Banque mondiale.

Impacts politiques, économiques et reconstruction

Sur le plan politique, la guerre a influencé les élections dans des pays comme États-Unis, Royaume-Uni et Irak et a redéfini des doctrines telles que la guerre préventive et la doctrine Bush. Économiquement, les marchés du pétrole impliquant des entreprises comme BP, ExxonMobil, Royal Dutch Shell et des institutions comme Organisation des pays exportateurs de pétrole ont été affectés, tout comme les budgets de défense nationaux et les contrats de reconstruction attribués à des sociétés comme Halliburton et KBR. Les efforts de reconstruction ont inclus des projets d'infrastructure, de réhabilitation électrique et de santé publique gérés par USAID, Banque mondiale et des consortiums internationaux, mais ont été freinés par la corruption, les violences et les divisions politiques internes.

Enjeux juridiques et débats internationaux

La légalité de l'invasion a été contestée devant des organismes internationaux, impliquant des discussions autour du Conseil de sécurité des Nations unies, des résolutions, du droit international humanitaire et des conventions telles que les Conventions de Genève. Des procédures judiciaires nationales et des enquêtes parlementaires, y compris la Chilcot Inquiry et des auditions du Congrès des États-Unis, ont examiné des dossiers liés au renseignement, aux décisions politiques de George W. Bush et Tony Blair, et au rôle de services comme le CIA et le MI6. Les débats persistent concernant la responsabilité pénale, la protection des droits humains et les mécanismes de réparation pour victimes documentés par des ONG et des tribunaux régionaux.

Category:Conflits au XXIe siècle