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| Conseil national de la restauration | |
|---|---|
| Name | Conseil national de la restauration |
| Native name | Conseil national de la restauration |
| Formation | 20e siècle |
| Type | Instance consultative |
| Headquarters | Paris |
| Region served | France |
| Language | Français |
Conseil national de la restauration est une instance consultative française dédiée aux politiques alimentaires et à la restauration collective, agissant au croisement des secteurs public, privé et associatif. Créée pour coordonner les acteurs de la restauration collective et pour conseiller les ministères concernés, l'institution dialogue avec des administrations comme le Ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation, le Ministère des Solidarités et de la Santé et le Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports. Son rôle s'inscrit dans le cadre de démarches nationales telles que les lois alimentaires, les plans de santé publique et les stratégies environnementales.
Le Conseil est né dans un contexte de réformes impulsées après des rapports sur la qualité nutritionnelle et les circuits alimentaires impliquant des acteurs comme l'INRAE, l'ANSES et des fédérations professionnelles telles que la Fédération Française de la Restauration Collective; ces dynamiques prirent place au lendemain d'études menées par des institutions universitaires comme l'Université Paris-Saclay et l'Université Sorbonne Nouvelle. La création fait écho aux trajectoires d'instances consultatives antérieures associées à des lois emblématiques promues lors de gouvernements successifs et de plans nationaux impulsés par le Président de la République et le Premier ministre.
La gouvernance associe des représentants issus d'organismes variés : autorités hospitalières comme les AP-HP, collectivités territoriales représentées par l'AMF, syndicats professionnels tels que la CGPME et la CGC, organisations agricoles comme la FNSEA, et associations de consommateurs comme l'UFC-Que Choisir. Le conseil fonctionne par commissions thématiques rassemblant des experts issus d'universités (par ex. Université de Montpellier), d'établissements de recherche (par ex. CNRS), et de think tanks affiliés à des fondations telles que la Fondation pour la recherche stratégique.
Ses missions incluent la production d'avis destinés aux ministères concernés, la proposition de recommandations techniques en lien avec des agences comme l'ANSES et la HAS, ainsi que la coordination d'initiatives au croisement des politiques portées par le Ministère de la Transition écologique et le Ministère de l'Économie. Il intervient également pour harmoniser les pratiques entre acteurs hospitaliers, scolaires et sociaux en concertation avec des institutions telles que l'Assurance Maladie et des réseaux professionnels comme la FHF.
Le Conseil pilote des programmes visant à améliorer la qualité nutritionnelle des repas introduits dans les cantines scolaires, les établissements pénitentiaires et les maisons de retraite, en dialogue avec des organismes de formation professionnelle comme l'AFPA et des filières agroalimentaires représentées par la CGT Alimentaire. Il coordonne des campagnes sur l'origine des produits, la réduction du gaspillage alimentaire en lien avec des associations comme Les Restos du Cœur et des initiatives territoriales portées par des collectivités telles que le Conseil régional d'Île-de-France. Le Conseil sert aussi de plateforme pour des expérimentations partenariales avec des entreprises du secteur agroalimentaire, des start-ups incubées par des pôles de compétitivité comme Agri Sud-Ouest Innovation et des laboratoires universitaires.
Les partenariats comprennent des collaborations avec des agences publiques (ANSES, HAS), des collectivités locales (mairies, conseils départementaux), des organisations agricoles (FNSEA, Coop de France), des fédérations de restauration (UMIH), et des acteurs associatifs (UFC-Que Choisir, Les Restos du Cœur). Le Conseil entretient des relations avec des structures européennes comme la Commission européenne et l'EFSA pour aligner des recommandations sur des normes internationales promues par l'OMS et l'FAO.
Les évaluations de ses actions s'appuient sur des études conduites par des laboratoires universitaires (par ex. Inserm, Université Lyon 1) et des audits réalisés par des cabinets de conseil reconnus ainsi que des inspections menées par des services d'État. Les bilans mettent en avant des indicateurs mesurant l'amélioration de la qualité nutritionnelle dans les repas scolaires, la réduction du gaspillage observée dans des collectivités territoriales pilotes et l'adoption de référentiels par des établissements hospitaliers comme l'AP-HP. Plusieurs rapports ont influencé des décisions ministérielles et des feuilles de route portées par le Ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation et le Ministère de la Transition écologique.
Le Conseil a parfois été la cible de critiques issues de syndicats agricoles (FNSEA), d'organisations de consommateurs (UFC-Que Choisir) et d'associations professionnelles (UMIH) portant sur l'équilibre des représentants, les liens avec des acteurs industriels de l'agroalimentaire et la transparence des recommandations. Des débats ont opposé le Conseil à des ONG environnementales et sanitaires soutenant des positions promues par la LPO ou des collectifs citoyens, et ont conduit à des auditions devant des commissions parlementaires au Parlement français.
Category:Organisations en France