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| Association des Universités Partagées du Maghreb | |
|---|---|
| Name | Association des Universités Partagées du Maghreb |
| Native name | Association des Universités Partagées du Maghreb |
| Formation | 1990s |
| Type | Réseau universitaire |
| Headquarters | Rabat |
| Region served | Maghreb |
| Membership | Universités maghrébines |
Association des Universités Partagées du Maghreb est un réseau interuniversitaire maghrébin visant à coordonner des initiatives entre établissements d'enseignement supérieur et de recherche au Maghreb, avec des collaborations transnationales impliquant des acteurs nord-africains, européens et africains. Le réseau favorise l'échange entre institutions comme l'Université Mohammed V, l'Université de Tunis, l'Université Abdelmalek Essaâdi et l'Université de Constantine, et s'articule autour de programmes conjoints, de formations doctorales et de projets de recherche appliquée.
L'origine de l'association se situe dans les années 1990 lors de rencontres entre délégations de l'Université Mohammed V et de l'Université de Tunis en présence de représentants de l'Organisation des Nations unies et de la Union pour la Méditerranée, où furent évoquées des coopérations inspirées par les expériences de l'Université de Barcelone, de l'Université de Paris et de l'Université de Genève. Les premières conventions de coopération firent intervenir la Banque mondiale, l'UNESCO et la Commission européenne, parallèlement à des accords bilatéraux impliquant l'Algérie, le Maroc et la Tunisie signés lors de sommets universitaires comparables aux forums tenus à Casablanca et à Tunis. Progressivement, des établissements comme l'Université de Sfax, l'Université de Constantine et l'Université Abderrahmane Mira rejoignirent le réseau, inspirés par des modèles tels que la Réseau universitaire de la Francophonie et la Conférence des Présidents d'Université.
La mission principale est de promouvoir la mobilité académique entre institutions maghrébines et partenaires internationaux comme l'Université de Cambridge, l'Imperial College London, l'Université de Montréal et l'Université Humboldt de Berlin, en facilitant des échanges doctoraux, des doublures de diplômes et des colloques conjoints avec des organisations telles que l'Agence universitaire de la Francophonie et l'Organisation internationale de la Francophonie. L'association vise également à renforcer les capacités des centres de recherche affiliés à l'Institut Pasteur, à l'Centre National de la Recherche Scientifique et aux laboratoires universitaires, en s'inspirant des réseaux régionaux comme le Consortium for North African Studies et en établissant des ponts avec des fondations privées et publiques telles que la Fondation Bill-et-Melinda-Gates et la Fondation Carnegie.
La gouvernance repose sur un conseil d'administration constitué de recteurs et présidents d'université issus d'institutions comme l'Université Mohammed V, l'Université de Tunis El Manar et l'Université Abdelmalek Essaâdi, assisté d'un secrétariat général basé à Rabat et d'un comité scientifique rassemblant des professeurs affiliés à l'Académie des sciences du Maroc et à l'Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts. Les organes consultatifs incluent des représentants d'organisations telles que la Banque africaine de développement, l'UNESCO et la Commission européenne, tandis que des commissions thématiques s'inspirent des pratiques du Conseil européen de la recherche et du Réseau Méditerranéen de Recherche.
Les membres fondateurs comprennent des universités publiques et privées comme l'Université de Tunis, l'Université de Sfax, l'Université de Constantine et l'Université Hassan II, étendues à des établissements comme l'Université de Bejaia et l'Université Ibn Zohr. L'adhésion repose sur des critères académiques, administratifs et infrastructurels comparables aux standards du Bologna Process et du Conseil de l'Europe, et implique des observateurs tels que la Fondation Hassan II et des partenaires techniques comme l'Agence française de développement.
Les activités comprennent des programmes de mobilité encadrés par des conventions similaires à celles du Erasmus+, des cycles de master conjoints avec des universités européennes comme l'Université de Rome La Sapienza et l'Université de Lisbonne, des écoles d'été coorganisées avec l'Institut du Monde Arabe et des chaires conjointes financées par des organismes tels que l'UNESCO et la Banque mondiale. L'association développe aussi des projets de recherche appliquée en collaboration avec des centres comme l'Institut Pasteur de Tunis et des laboratoires affiliés à l'CNRS, ainsi que des programmes de formation continue pour cadres en partenariat avec des institutions comme l'OCDE et la Banque africaine de développement.
Le financement provient d'un mix de contributions institutionnelles des universités membres, de subventions de la Commission européenne via des mécanismes semblables à Horizon 2020, d'appels à projets internationaux portés par la Banque mondiale et d'appuis de fondations telles que la Fondation Ford et la Fondation Anna Lindh. Les partenariats stratégiques incluent des accords de coopération avec l'Agence universitaire de la Francophonie, la Union pour la Méditerranée et des universités partenaires comme l'Université de Montréal et l'Université de Cambridge, ainsi que des collaborations sectorielles avec des agences nationales de recherche et des ministères concernés dans des pays du Maghreb.
Les évaluations réalisées par des audits externes et des pairs internationaux, y compris des experts de l'OCDE et de la Banque mondiale, soulignent des résultats mesurables en termes de mobilité étudiante entre l'Université Mohammed V et l'Université de Tunis El Manar, d'augmentation des publications partagées avec des laboratoires de l'CNRS et d'amélioration des capacités de recherche au sein de centres affiliés à l'Institut Pasteur. Des études d'impact comparables à celles menées par la Commission européenne montrent des bénéfices pour la gouvernance universitaire, la création de réseaux interuniversitaires semblables au Réseau Méditerranéen de Recherche et des retombées vers des entreprises locales engagées avec des incubateurs liés à l'Université Hassan II et à l'Université Abdelmalek Essaâdi.
Category:Organisations universitaires du Maghreb