This article was accepted into the corpus but its outbound wikilinks were never NER-processed — typical at the deepest BFS hop or when the run's entity cap was reached. No expansion funnel to show.
| épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest | |
|---|---|
| Nom | Épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest |
| Légende | Patients et personnel de santé lors de la crise |
| Date debut | 2013 |
| Date fin | 2016 |
| Lieux | Guinée, Libéria, Sierra Leone, Nigeria, Mali, Sénégal, Monrovia, Conakry, Freetown |
| Agent | Virus Ebola (souche Zaire) |
| Cas | environ 28 616 |
| Décès | environ 11 310 |
épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest fut la plus vaste flambée d’Ebola connue, touchant principalement la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone. Elle a mobilisé des acteurs internationaux comme l'Organisation mondiale de la santé, la Banque mondiale, la Nations Unies et des ONG telles que Médecins Sans Frontières et le Comité international de la Croix-Rouge. L'épidémie a provoqué des crises sanitaires, économiques et politiques majeures et a stimulé des recherches accélérées sur les vaccins comme rVSV-ZEBOV et des traitements expérimentaux.
Les premières infections émergent dans la région de Guéckédou en Guinée à la fin de 2013, avec des liens épidémiologiques vers des marchés locaux et des pratiques funéraires traditionnelles observées à Kissidougou et Macenta. L'agent responsable est le virus Ebola de la souche Zaire ebolavirus, apparenté aux éclosions historiques comme celle de Yambuku (1976) en République démocratique du Congo. Des études phylogénétiques impliquant des laboratoires tels que l'Institut Pasteur et le Centers for Disease Control and Prevention ont retracé l'origine zoonotique probable via des comportements de chasse et d'abattage liés à des espèces comme les chauves‑souris rousettes et des primates non humains observés dans les marchés de Conakry et de Freetown.
La propagation initiale en décembre 2013 vers janvier 2014 coïncide avec des signalements à l'Hôpital régional de Guéckédou puis des cas exportés vers Monrovia (Libéria) et Freetown (Sierra Leone). En mars 2014, le signalement officiel à l'Organisation mondiale de la santé a entraîné des réponses de la Nations Unies et du Programme alimentaire mondial. Entre avril et juillet 2014, la situation dégénère avec des foyers urbains à Kailahun, Kenema et Bomi County. L'arrivée de cas en Lagos (Nigeria) en juillet 2014 et à Bamako (Mali) illustre le risque de propagation internationale, géré par des acteurs comme le CDC et l'Agence européenne pour la prévention des maladies. La courbe des cas culmine à l'automne 2014; des interventions de terrain massives par Médecins Sans Frontières, le Comité international de la Croix-Rouge et la Fondation Bill et Melinda Gates réduisent progressivement la transmission jusqu'à la déclaration de fin en 2016 par l'Organisation mondiale de la santé.
La transmission interhumaine s'effectue par contact direct avec des liquides biologiques infectés lors de soins à domicile, en milieu hospitalier et lors de rites funéraires traditionnels pratiqués dans des communautés comme celles de Kailahun et Macenta. Les protocoles d'hygiène et de protection individuelle diffusés par l'Organisation mondiale de la santé et le CDC incluent l'isolement, le port d'équipements de protection individuelle certifiés, le traçage des contacts par des équipes locales formées avec le soutien de l'UNICEF et la mise en place de centres de traitement d'Ebola à l'image des structures construites par Médecins Sans Frontières et la Brigade de la Croix-Rouge française.
Les gouvernements de Conakry, Monrovia et Freetown ont déclaré l'état d'urgence et coopéré avec des institutions internationales telles que l'Organisation mondiale de la santé, la Banque mondiale, le Fonds monétaire international et des agences bilatérales comme l'Agence des États-Unis pour le développement international. Les forces armées de pays comme la France, le Royaume-Uni, les États-Unis et la Chine ont fourni une aide logistique et médicale, tandis que des ONG internationales comme Médecins Sans Frontières et Save the Children ont assuré des soins, des campagnes de sensibilisation et des programmes de vaccination expérimentale. La Cour pénale internationale n'a pas été directement impliquée, mais les défis de gouvernance ont affecté des institutions nationales telles que le Ministère de la Santé en Libéria et en Sierra Leone.
La morbidité et la mortalité ont sévèrement affecté les systèmes de santé locaux, entraînant la fermeture de services maternels et pédiatriques dans des hôpitaux comme l'Hôpital Connaught à Freetown et des perturbations à l'Université du Liberia et à l'Université de Conakry. Les marchés régionaux et le commerce transfrontalier entre Guinée, Libéria et Sierra Leone ont subi des pertes, influant sur des acteurs économiques tels que la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, lesquels ont déployé des programmes d'appui. Les impacts sociaux incluent la stigmatisation des survivants, les effets sur l'éducation (ferméture d'établissements) et des migrations internes vers des villes comme Kissidougou, provoquant des tensions communautaires gérées parfois par la Société des Nations (historique) et des organisations locales.
La crise a accéléré des essais cliniques pour des produits comme le vaccin rVSV‑ZEBOV développé avec l'appui de la Partnership for Research on Ebola Vaccines in Liberia et de la Hôpital universitaire de Montreuil (exemple de coopération), et des traitements expérimentaux tels que le ZMapp testé sur des patients évacués vers des centres comme le National Institutes of Health et l'Hôpital universitaire de Genève. Des institutions telles que l'Institut Pasteur, le CDC, la World Health Organization et la Coalition for Epidemic Preparedness Innovations ont coordonné la recherche en virologie, en immunologie et en essais cliniques randomisés. Ces travaux ont abouti à des stratégies vaccinales et à des plateformes de surveillance renforcées par des réseaux comme l'Africa CDC.
L'épidémie a mis en évidence l'importance de la détection précoce via des laboratoires nationaux et des réseaux comme l'Institut Pasteur et l'Africa CDC, de la préparation hospitalière et de la formation des personnels soutenus par des universités telles que l'Université Harvard, l'Imperial College London et l'Université Johns Hopkins. Les réformes recommandées auprès d'institutions internationales comme l'Organisation mondiale de la santé incluent la rapidité d'alerte, le renforcement des capacités locales et la coordination entre acteurs militaires et civils exemplifiés par les contributions de la France, des États-Unis et du Royaume-Uni. Les investissements de la Banque mondiale et de fondations privées comme la Fondation Bill et Melinda Gates visent à créer des systèmes résilients contre des menaces futures telles que les pandémies émergentes.
Category:Santé en Afrique