This article was accepted into the corpus but its outbound wikilinks were never NER-processed — typical at the deepest BFS hop or when the run's entity cap was reached. No expansion funnel to show.
| XIXe amendement de la Constitution des États-Unis | |
|---|---|
| Titre | XIXe amendement de la Constitution des États-Unis |
| Adoption | 18 août 1920 |
| Objet | Droit de vote des citoyennes |
| Texte | "Le droit de vote des citoyens des États‑Unis ne sera pas refusé ou abrégé par les États‑Unis ou par un État en raison du sexe." |
| Proposé | 1919 par le Congrès des États-Unis |
| Ratifié | 36 des 48 États requis |
| Signataires principaux | Susan B. Anthony (mouvement associé), Alice Paul (stratégiste), Carrie Chapman Catt (présidente de National American Woman Suffrage Association), Thomas Woodrow Wilson (président) |
XIXe amendement de la Constitution des États-Unis Le XIXe amendement consacre l'interdiction constitutionnelle de la discrimination électorale fondée sur le sexe et marque l'aboutissement d'une campagne nationale pour le suffrage féminin menée par des militantes, des organisations et des alliés politiques. Il s'inscrit dans une trajectoire qui relie des réformateurs du XIXe siècle, des campagnes étatiques successives et des débats fédéraux impliquant le Congrès des États-Unis, la présidence de Woodrow Wilson et les gouvernements des États fédérés. L'amendement a transformé le paysage électoral et juridique des États‑Unis et a influencé des mouvements ultérieurs pour les droits civiques et le féminisme international.
La mobilisation pour le suffrage féminin a émergé au sein de réseaux associant des figures comme Elizabeth Cady Stanton, Lucretia Mott, Sojourner Truth et Frederick Douglass, et d'organisations telles que la National Woman Suffrage Association et la American Woman Suffrage Association. Les débats postérieurs à la Guerre de Sécession et aux révisions constitutionnelles du XIXe siècle, y compris le Quinzième amendement de la Constitution des États-Unis, ont alimenté des dissensions entre abolitionnistes et suffragistes comme Susan B. Anthony et Lucy Stone. Des campagnes étatiques réussies dans des territoires et États tels que le Wyoming, le Colorado, le Utah et le Idaho ont servi de modèles pour les stratégies de militants tels que Carrie Chapman Catt et Alice Paul. Le mouvement a inclus des tactiques variées : pétitions, manifestations, publications comme The Revolution, et actions légales devant les cours d'État et fédérales impliquant des acteurs comme le Supreme Court of the United States.
La rédaction de l'amendement s'est faite dans le contexte des sessions du Congrès des États‑Unis après la Première Guerre mondiale, lorsque des législateurs et des lobbyistes tels que Jeannette Rankin ont fait pression pour un texte clair garantissant le droit de vote indépendamment du sexe. La résolution d'amendement a obtenu l'approbation du United States House of Representatives et du United States Senate en 1919, avec des soutiens transpartisans incluant des personnalités du Parti républicain et du Parti démocrate. Le président Woodrow Wilson est intervenu publiquement en faveur de l'amendement, après que des campagnes orchestrées par la National American Woman Suffrage Association et la National Woman's Party eurent intensifié la pression. Le libellé adopté suit la pratique constitutionnelle antérieure, comparable au Quatorzième amendement de la Constitution des États-Unis en matière de rédaction.
La ratification a nécessité l'approbation de trois quarts des législatures d'État ; le 18 août 1920, le Tennessee est devenu le 36e État à ratifier, provoquant l'adoption officielle. La campagne de ratification a rencontré une résistance organisée dans des États comme Mississippi, Alabama, Kentucky et Pennsylvanie, où des coalitions conservatrices, des organisations religieuses et des intérêts locaux ont mobilisé contre l'amendement. Des figures politiques telles que certains gouverneurs et législateurs d'État se sont opposées, invoquant des raisons culturelles et électorales, tandis que des suffragistes locales et des partisan·e·s au niveau fédéral ont mené des contre‑campagnes auprès des assemblées législatives. Des affaires de procédure parlementaire au sein des législatures d'État et des controverses autour des délégués ont ponctué le processus.
L'entrée en vigueur a entraîné une augmentation du nombre d'électrices inscrites dans les premières années suivant 1920, modifiant les calculs électoraux pour les partis et les candidats tels que Warren G. Harding lors de l'élection présidentielle de 1920. Des organisations comme la League of Women Voters se sont formées pour organiser l'éducation civique et l'inscription des électrices, tandis que des campagnes locales ont cherché à intégrer les nouvelles électrices dans les primaires et élections municipales. Néanmoins, dans les États du Sud et parmi des populations marginalisées, des barrières telles que les lois de discrimination raciale et les tactiques d'élection restent en place, affectant l'accès effectif au suffrage pour des personnes comme Ida B. Wells et d'autres leaders afro‑américaines.
Le texte constitutionnel a servi de base pour des recours devant le Supreme Court of the United States et d'autres juridictions concernant l'exclusion électorale fondée sur le sexe. Des décisions postérieures ont interprété la portée de l'amendement en relation avec d'autres protections constitutionnelles, entraînant des jurisprudences impliquant des litiges civiques et administratifs. Les tribunaux ont souvent concilié l'amendement avec le cadre fédéral‑étatique du droit électoral, influençant des affaires portées par des militantes et des organisations de défense des droits civiques devant des cours fédérales et d'État.
Le XIXe amendement a été un catalyseur pour des mouvements ultérieurs tels que le mouvement pour les droits civiques mené par des acteurs comme Martin Luther King Jr. et des organisations comme la National Association for the Advancement of Colored People, ainsi que pour des vagues féministes du XXe siècle impliquant des figures comme Betty Friedan et des groupes comme National Organization for Women. Son adoption a contribué à redéfinir les stratégies politiques, l'organisation communautaire et la législation ultérieure sur l'égalité, influençant des textes et débats autour des droits reproductifs, de la représentation politique et de l'égalité juridique dans des institutions telles que le Congrès des États-Unis et les législatures d'État.
La ratification est commémorée par des monuments, expositions et journées commémoratives impliquant le National Archives and Records Administration, des musées comme le Smithsonian Institution et des sites historiques dans des villes telles que Seneca Falls et Nashville. Des œuvres littéraires, des biographies et des films documentaires ont mis en scène des figures centrales telles que Susan B. Anthony, Alice Paul et Carrie Chapman Catt, tandis que des anniversaires marquent des initiatives éducatives par des universités comme Harvard University et des fondations philanthropiques. La mémoire culturelle se déploie aussi dans des débats contemporains autour de la représentation politique au niveau du United States House of Representatives et du United States Senate.
Category:Droit électoral des États-Unis Category:Amendements de la Constitution des États-Unis