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| Revue de l'Art Ancien et Moderne | |
|---|---|
| Title | Revue de l'Art Ancien et Moderne |
| Discipline | Art history |
| Language | French |
| Country | France |
| History | 19th–20th century |
| Frequency | variable |
Revue de l'Art Ancien et Moderne was a French periodical devoted to the study and promotion of historical and contemporary visual arts, engaging scholars, curators, and collectors across Europe. Founded amid 19th-century debates about conservation and historiography, the journal intervened in discussions surrounding museums, restorations, and exhibitions, positioning itself alongside institutions and figures that shaped the modern conception of cultural patrimony.
La fondation de la revue s'inscrit dans le contexte des conservations et des débats institutionnels qui ont suivi la Révolution de 1848, avec des liens intellectuels manifestes vers des acteurs tels que Musée du Louvre, Comité des Arts et Monuments Historiques, Victor Hugo, Émile Zola, Napoléon III, et Haussmann; ces personnalités et organismes italient les controverses sur la protection des œuvres et la restauration. Les fondateurs se réclamaient de traditions établies par des salons et des sociétés savantes comme la Société des Antiquaires de France, la Société libre des beaux-arts de Lyon, le Musée des Beaux-Arts de Lyon, et la mouvance des conservateurs associés à la carrière de Léon Bonnat et Alexandre Dumas (fils). Rapidement, la revue a noué des correspondances avec des établissements étrangers tels que le British Museum, les administrations du Vatican Museums, la Galleria degli Uffizi, et des académies comme l'Accademia di San Luca et l'Académie des Beaux-Arts.
La ligne éditoriale privilégiait l'étude monographique, la critique d'exposition et l'analyse documentaire, confrontant approches érudites promues par des figures telles que Aby Warburg, Gustave Moreau, John Ruskin, Jacob Burckhardt, et Heinrich Wölfflin; elle publiait aussi des comptes rendus d'inventaires et des catalogues inspirés par le travail de la Bibliothèque nationale de France et la Bibliothèque nationale de Russie. Les numéros combinaient études sur le patrimoine médiéval et moderne, incluant profils d'artistes comme Raphaël, Titien, Rembrandt, Michel-Ange, Édouard Manet, Claude Monet, Jean-Auguste-Dominique Ingres, et Élisabeth Vigée Le Brun, ainsi que discussions de collections privées associées à des mécènes tels que Jacques Doucet, Edmond de Rothschild, Isabella Stewart Gardner, et Henry Clay Frick. Le périodique abordait également les politiques muséales portées par personnalités comme Georges-Eugène Haussmann et experts comme Gustave Michaud.
La rédaction réunissait des universitaires, conservateurs et critiques influencés par les cursus des institutions suivantes : l'École du Louvre, l'École des Beaux-Arts de Paris, l'Université de Paris, le Collège de France, ainsi que par des conservateurs d'établissements comme le Musée d'Orsay et le Musée Picasso. Parmi les collaborateurs réguliers se trouvaient des historiens et critiques proches des travaux de Émile Mâle, Charles Blanc, Henri Focillon, André Chastel, Paul Valéry, et des restaurateurs inspirés par les pratiques discutées au sein du Comité des travaux historiques et scientifiques et de l'Institut de France. La revue publiait aussi des correspondances d'échanges internationaux impliquant le Metropolitan Museum of Art, le Prado, le Kunsthistorisches Museum, et l'Alte Nationalgalerie.
La périodicité varia au fil des décennies, oscillant entre mensuel, bimestriel et trimestriel, en lien avec les cycles d'exposition du Salon de Paris, de la Biennale de Venise, des grandes expositions universelles telles que celles de Paris 1900 et des manifestations organisées par la Société des Amis du Louvre. L'édition imprimée associait notices bibliographiques, planches photographiques et fac-similés empruntés aux archives d'institutions comme les Archives nationales (France), les collections du Victoria and Albert Museum, et les fonds de la Bibliothèque Bodleian. Les interruptions de publication reflétaient des crises politiques et économiques touchant la presse culturelle, notamment lors des guerres impliquant des États comme Allemagne, Royaume-Uni, et États-Unis.
La revue a eu une influence notable sur la formation des collections publiques et privées, sur les débats autour de la restauration initiés par des praticiens héritiers de Eugène Viollet-le-Duc, et sur les méthodes d'attribution discutées par des spécialistes tels que Bernard Berenson, W.M. Rossetti, Heinrich von Stein, et Rudolf Wittkower. Les comptes rendus et polémiques publiés ont traversé les réseaux institutionnels du Musée Carnavalet, du Palais du Louvre, et des académies européennes, suscitant réactions de conservateurs associés aux projets du Conseil international des musées et du Comité international d'histoire de l'art. Les universitaires de l'Université de Cambridge, de l'Université d'Oxford, et de l'Universität Leipzig l'ont citée dans des débats méthodologiques.
Parmi les contributions marquantes figurent des études sur l'atelier de Jean Fouquet, des analyses d'attribution à Giorgione et à Caravage, des enquêtes sur les provenances reliant des collections de la Cité du Vatican et du Musée du Louvre, et des dossiers sur la conservation des fresques inspirés par les interventions à Pompéi et à Sainte-Chapelle. D'autres articles ont porté sur la réception des œuvres de Paul Cézanne, Vincent van Gogh, Pablo Picasso, Henri Matisse, et Gustave Courbet, ainsi que sur la circulation des estampes entre la Bibliothèque nationale de France et la Huntington Library.
Les numéros sont conservés dans des fonds publics et privés, notamment aux Archives nationales (France), à la Bibliothèque nationale de France, dans les collections du Musée du Louvre et du British Library, ainsi que dans des dépôts universitaires comme les bibliothèques de l'Université de Chicago et de l'Université Columbia. Des catalogues d'exposition et des inventaires produits par la revue figurent dans les notices de la Bibliothèque du Congrès et de la Bibliothèque nationale d'Espagne, ce qui facilite la consultation par des chercheurs attachés aux institutions comme le Getty Research Institute et le Centre Pompidou.
Category:French art history journals