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| Patrimoine culturel immatériel de Wallonie | |
|---|---|
| Name | Patrimoine culturel immatériel de Wallonie |
| Native name | Patrimoine culturel immatériel de Wallonie |
| Region | Wallonie |
| Country | Belgique |
| Established | 2008 |
Patrimoine culturel immatériel de Wallonie Le patrimoine culturel immatériel de Wallonie recouvre les traditions, savoir-faire, expressions et pratiques sociales liées à la région wallonne et à ses communes, et se situe au croisement des politiques culturelles, des droits des peuples autochtones et des conventions internationales. Il dialogue avec des instruments juridiques nationaux et européens, des réseaux muséaux et des programmes éducatifs, et s’articule avec des patrimoines tangibles, des festivals locaux et des musiques populaires.
La définition s’inspire de la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel adoptée par UNESCO et dialogue avec la législation de la Région wallonne, le droit belge et les politiques de l'Union européenne, mobilisant également des cadres internationaux comme la Convention de La Haye de 1954. Les instruments juridiques impliquent des acteurs tels que le Conseil de l'Europe, la Commission européenne, la Confédération Wallonie-Bruxelles et des administrations municipales de Namur, Liège et Charleroi. Les définitions renvoient à des catégories étudiées par institutions comme le Musée Royal de Mariemont, le Musée de la Vie wallonne et l'Institut du Patrimoine wallon.
L’inventaire a émergé dans le sillage de mouvements patrimoniaux européens et d’initiatives nationales après des rencontres entre représentants de la Région wallonne, chercheurs de l'Université de Liège, conservateurs du Musée Royal de Mariemont, et membres d'organisations comme le Centre du patrimoine mondial et la Fédération Wallonie-Bruxelles. Les premières opérations d’inventaire ont été conduites conjointement par la Direction générale de la Culture de la Région wallonne, des services culturels communaux de Mons et des associations locales, avec appuis méthodologiques provenant du ICOM et du CIM. Les campagnes de recensement ont souvent été présentées au public lors d'événements tels que les Fêtes de Wallonie et intégrées dans des projets soutenus par la Fondation Roi Baudouin.
Les critères d’inscription reposent sur l’authenticité, la transmission générationnelle et la dimension sociale, évalués par panels réunissant experts de l'Institut du patrimoine wallon, universitaires de l'ULB, représentants d'ONG patrimoniales et élus locaux de Seraing ou Verviers. Le processus combine enquêtes ethnographiques, auditions publiques, dossiers soumis à la Commission culture de la Région wallonne et vérifications méthodologiques inspirées des normes du Conseil de l'Europe et de l'UNESCO, en lien avec partenaires comme le Centre de recherches anthropologyques et le Service public de Wallonie. Les décisions sont publiées en collaboration avec médiateurs culturels issus d'organisations comme la Fédération des Maisons de la Culture.
Les catégories incluent les pratiques festives, savoir-faire artisanaux, musiques traditionnelles et cérémonies religieuses, avec exemples notables comme les cortèges carnavalesques de Binche, les géants processionnels de Ath, les métiers du cuir à Tournai, les ferronneries artisanales de Vielsalm, les savoir-faire liés à la brasserie de Brasserie et certaines traditions liturgiques célébrées dans les églises de Liège et Namur. D’autres éléments inscrits et étudiés sont les chants populaires, les techniques de fabrication de dentelle de Bruges influentes en Wallonie, les métiers d’art pratiqués dans les ateliers de Huy et les fêtes de la moisson organisées dans les communes rurales.
Les mesures de sauvegarde associent formations professionnelles, transmissions intergénérationnelles, ateliers en milieu scolaire conduits par établissements comme l'Université de Mons, subventions délivrées par la Région wallonne, et programmes partenariaux avec le Conseil de la Culture et associations telles que la Fédération Wallonie-Bruxelles des arts populaires. Des dispositifs conservent la pratique vivante via collaborations avec les maisons de la culture de Charleroi et les centres culturels de Braine-l'Alleud, et par la mise en réseau avec musées comme le Musée International de la Croix-Rouge pour démarches de conservation immatérielle.
Parmi les acteurs figurent la Région wallonne, la Confédération Wallonie-Bruxelles, le Service public de Wallonie, l'Institut du patrimoine wallon, l'Université de Liège, l'ULB, la Fondation Roi Baudouin, le Conseil de l'Europe, des communes comme Mons et Namur, associations locales, maisons de la culture de Charleroi, et réseaux d'artisans affiliés à la Fédération des Métiers d'Art. Des ONG internationales telles que l'ICOMOS participent aussi à l'élaboration de bonnes pratiques.
L’inscription et la promotion des éléments immatériels stimulent le tourisme culturel, en lien avec circuits patrimoniaux de villes comme Liège, Mons et Namur, festivals internationaux tels que Doudou et manifestations comme les Fêtes de Wallonie, attirant visiteurs européens et internationaux et coopérant avec offices du tourisme, agences de développement local et organisations patrimoniales telles que la Fondation Roi Baudouin pour valorisation économique et culturelle. Les retombées contribuent à la visibilité d’artisans de Tournai et d’associations carnavalesques de Binche tout en nourrissant les programmations des musées régionaux.
Les débats portent sur la commercialisation des traditions, la représentation des minorités linguistiques, la protection des savoir-faire face à la mondialisation et la numérisation, impliquant acteurs comme des collectifs citoyens de Verviers, universitaires de l'Université de Mons, ONG culturelles et institutions européennes, et mettant en tension préservation et innovation au sein de collectivités locales, du secteur touristique et des politiques culturelles régionales. Les enjeux portent également sur la gouvernance, l’accès aux financements de la Commission européenne et la reconnaissance internationale via l'UNESCO.
Category:Culture en Wallonie