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| Parti communiste de Tchécoslovaquie | |
|---|---|
| Name | Parti communiste de Tchécoslovaquie |
| Native name | Komunistická strana Československa |
| Founded | 1921 |
| Dissolved | 1990 |
| Ideology | Communisme, marxisme-léninisme |
| Position | Extrême gauche |
| Headquarters | Prague |
| Country | Tchécoslovaquie |
Parti communiste de Tchécoslovaquie était le principal parti politique marxiste-léniniste en Tchécoslovaquie durant la majeure partie du XXe siècle. Issu de scissions socialistes après la Première Guerre mondiale, il a joué un rôle central dans les événements de 1948 et dans la mise en place d'un système politique aligné sur Union soviétique, avant d'être confronté aux réformes de Printemps de Prague et à la contestation de 1989. Son histoire lie des personnalités comme Klement Gottwald, Rudolf Slánský, Alexander Dubček, et des institutions comme la Komintern et le Comité central du Parti communiste de l'Union soviétique.
Formé en 1921 à la suite de la scission du Parti social-démocrate tchécoslovaque, le parti s'est structuré autour de leaders issus des mouvements ouvriers de Prague, Brno et Ostrava. Durant les années 1920 et 1930 il participa aux élections législatives de Tchécoslovaquie (1918–1938) et entra en conflit avec des formations telles que Parti national tchèque et Parti social-démocrate allemand. Pendant la Seconde Guerre mondiale, des cadres rejoignirent la résistance antifasciste liée à la Résistance tchèque et à la Région de Protectorat de Bohême-et-Moravie, tandis que d'autres firent l'exil à Moscou. Après la Libération de 1945, sous la direction de Klement Gottwald, le parti coalitionna puis prit le pouvoir lors du coup de force de février 1948, marginalisant des partis comme le Parti national démocrate et le Parti paysan tchèque.
Le parti adopta une structure pyramide avec un Comité central, un Politburo et des cellules locales implantées dans les usines de Škoda Works et les syndicats affiliés à la Confédération nationale des syndicats. Le rôle du Secrétariat et des congrès nationaux déterminait la politique interne, avec des organes de sécurité tels que le Ministère de l'intérieur et la police politique en interaction avec le KGB. Les sections régionales couvraient la Bohême, la Moravie et la Slovaquie, et le parti contrôlait des organes de presse comme Rudé právo et des institutions culturelles comme le Union des écrivains tchécoslovaques.
La doctrine officielle était fondée sur le marxisme-léninisme tel que promu par le Comité exécutif de la Komintern et alignée sur les directives du Comité central du Parti communiste de l'Union soviétique. Le parti défendit la nationalisation des industries clés comme Škoda, la collectivisation agricole en Slovaquie, et une planification centralisée inspirée par les plans quinquennaux soviétiques. Les divisions internes opposèrent des courants orthodoxes favorables à Lauri Malmberg—(note: figure illustrative du conservatisme international)—et des réformistes représentés par Alexander Dubček lors du Printemps de Prague de 1968, qui cherchèrent la « socialisme à visage humain ».
Après 1948, le parti encadra les organisations culturelles et professionnelles, contrôla les institutions éducatives comme l'Université Charles de Prague et dirigea les entreprises publiques héritières des conglomérats industriels d'avant-guerre. Les nationalisations concernaient des secteurs tels que la métallurgie de Ostrava, l'industrie chimique de Zlin et les transports ferroviaires gérés par les chemins de fer tchèques. La planification centrale influença les investissements, les logements d'État et la politique sociale, tandis que les organes de sécurité surveillaient les dissidents liés à des groupes comme Charta 77.
Le parti maintint des liens étroits avec la Komintern jusqu'à la dissolution de celle-ci en 1943, et ensuite avec le Parti communiste de l'Union soviétique à travers des visites de délégations, des accords bilatéraux et des coopérations militaires au sein du Pacte de Varsovie. Il entretint des relations avec des partis frères comme le Parti communiste de Hongrie, le Parti communiste polonais, le Parti socialiste unifié d'Allemagne et le Parti communiste roumain. Les crises internationales telles que l'invasion de la Hongrie de 1956 et le Printemps de Prague mobilisèrent l'intervention diplomatique de la République socialiste fédérative soviétique et des organes du Comecon.
Le parti conduisit des purges internes manifestes pendant les procès de Rudolf Slánský en 1952, où des responsables furent accusés d'« activités trotskistes » et d'« espionnage » pour des puissances comme États-Unis ou Royaume-Uni. Les purges affectèrent aussi des intellectuels liés à Jan Palach et des dirigeants régionaux en Slovaquie. Les appareils répressifs collaborèrent avec le KGB et utilisèrent la législation d'exception pour réprimer les opposants et les mouvements dissidents, y compris des groupes de la Charta 77 et des cercles étudiants de l'Université Masaryk.
Les événements de la Révolution de velours en 1989 amenèrent la perte de monopole politique du parti, la nomination de dirigeants non communistes dans des institutions comme le Gouvernement Marián Čalfa et la transformation des structures partielles en formations post-communistes telles que le Parti communiste de Bohême et Moravie. Les procès, les archives du StB et les débats parlementaires de la Tchécoslovaquie démocratique reflètent l'héritage controversé du parti dans la mémoire nationale, influençant des personnalités contemporaines comme Václav Havel et des politiques européennes relatives à la restitution et à la décommunisation.
Category:Partis politiques historiques