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| Médaille commémorative d'Algérie | |
|---|---|
| Name | Médaille commémorative d'Algérie |
| Type | Médaille commémorative |
| Awarded by | France |
| Established | 1956 |
| First awarded | 1956 |
Médaille commémorative d'Algérie. La Médaille commémorative d'Algérie est une décoration française instituée en 1956 pour reconnaître le service en Algérie durant la période reconnue par la législation et les décrets. Elle s'inscrit dans la série des décorations commémoratives françaises du milieu du XXe siècle et a été associée aux opérations menées par les forces armées et les services de sécurité. La création, l'attribution, l'apparence et la réglementation de la médaille ont suscité des débats au sein des institutions françaises, des organisations de vétérans et des partis politiques.
La création de la Médaille commémorative d'Algérie intervient après des démarches administratives et des décrets publiés sous la présidence de René Coty puis de Gaston Monnerville et durant le mandat du gouvernement présidé par Guy Mollet. Les textes fondateurs et les discussions parlementaires impliquent des acteurs comme l'Assemblée nationale, le Sénat et le ministère de la Défense, ainsi que des représentants d'organisations de vétérans comme l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG). Les débats font intervenir des personnalités politiques telles que Pierre Mendès France, Georges Pompidou et Alain Poher sur la portée juridique et la date de référence des opérations reconnues. Le projet initial retient l'iconographie et la terminologie en référence à la période dite des événements d'Algérie et aux opérations de maintien de l'ordre.
Les conditions d'attribution sont définies par un ensemble de décrets et d'arrêtés ministériels impliquant le ministère de la Défense, le ministère de l'Intérieur et les services de renseignement comme la Direction de la surveillance du territoire (DST) et la Direction générale de la Sécurité extérieure (DGSE) pour certains personnels. Les bénéficiaires comprennent des militaires issus de l'Armée de Terre, de la Marine nationale et de l'Armée de l'Air, ainsi que des personnels des forces de sécurité comme la Gendarmerie nationale et la Police nationale, avec des compléments pour des civils relevés par le ministère des Affaires étrangères. Les critères temporels et géographiques précisent des périodes de service à compter de dates fixées par décret, s'appliquant à des zones définies incluant l'Algérie métropolitaine et des territoires d'opérations annexes. Les bénéficiaires doivent justifier d'une durée minimale de service, d'un engagement lors d'opérations listées et, dans certains cas, d'un statut de blessé ou de prisonnier reconnu par des instances comme la Commission nationale d'indemnisation des victimes.
La médaille porte une iconographie combinant éléments allégoriques et symboles républicains présents dans la tradition des décorations françaises. Le droit de la médaille représente généralement la figure allégorique de la République française en interaction avec des éléments militaires, reprenant des références visuelles employées par des artistes ayant travaillé pour des médailles comme Albert Debat-Ponsan ou Paul-Albert Bartholomé. Le revers comporte des inscriptions précisant la mention commémorative et les dates concernées, dans la lignée de réalisations issues des ateliers comme ceux de la Monnaie de Paris. Le ruban adopte un jeu de couleurs et de filets significatifs inspirés des usages établis pour les décorations commémoratives, comparable à des rubans tels que ceux de la Médaille commémorative de la guerre d'Algérie ou de la Médaille commémorative des opérations de sécurité et de maintien de l'ordre. Les matériaux employés incluent des alliages métalliques argentés et des esthétiques adaptées aux fabrications des entreprises de décoration comme la Manufacture des Gobelins pour les tresses.
Au fil du temps, des variantes de la médaille apparaissent pour répondre à des statuts particuliers, à des années d'édiction différentes ou à des modèles frappés par divers graveurs et ateliers. Des modèles dits "administratifs" ou "privés" ont été produits par des sociétés artisanales et par la Monnaie de Paris, entraînant des différences mineures dans le poinçonnage, la gravure et les dimensions. Des adaptions réglementaires ont entraîné la création d'agrafes, de barres et de mentions complémentaires pour distinguer des campagnes spécifiques ou des périodes prolongées de service, à l'instar d'ajouts observés pour d'autres décorations comme la Croix de guerre ou la Médaille coloniale. Certaines productions commémoratives non officielles ont été commercialisées par des maisons spécialisées, suscitant des contentieux avec l'administration au regard des usages et de l'usage de symboles protégés.
Le port de la Médaille commémorative d'Algérie est régi par des instructions ministérielles précisant l'ordre de préséance parmi les décorations françaises et les modalités de port sur les uniformes des différentes armes, telles que définies par le statut des militaires et les règlements intérieurs de la Marine nationale, de l'Armée de Terre et de l'Armée de l'Air. Les anciens combattants affiliés à des associations comme la Fédération nationale des anciens combattants et victimes de guerre doivent se conformer aux codes établis lors des cérémonies publiques, des commémorations et des dépôts de gerbes aux monuments aux morts. La réglementation intérieure prévoit aussi des sanctions disciplinaires en cas d'usage frauduleux ou d'apposition illégale sur des tenues civiles, avec une application par les juridictions compétentes comme le Conseil d'État pour les litiges administratifs.
La création et l'attribution de la médaille ont suscité des réactions au sein de partis politiques comme le Rassemblement pour la République et le Parti socialiste, ainsi que de la société civile, des syndicats et d'organisations de mémoire comme la Fondation pour la Mémoire de la Guerre d'Algérie. Les débats portent sur la reconnaissance du statut de combattant pour certaines catégories de personnels, sur la qualification juridique des événements et sur la mémoire des victimes parmi les civils algériens, les militaires et les harkis, impliquant des associations spécifiques comme les Amis des Harkis et des familles de disparus. Des historiens tels que Alistair Horne et Benjamin Stora ont contribué aux analyses sur la mémoire de la guerre d'Algérie, enrichissant le débat public et influençant les révisions réglementaires et les commémorations officielles présidées par personnalités comme François Mitterrand, Jacques Chirac et Emmanuel Macron. Category:Décorations françaises