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| Couronne suédoise | |
|---|---|
| Name | Couronne suédoise |
| Country | Sweden |
| Material | Or, argent, pierres précieuses |
| Owner | Couronne de Suède |
Couronne suédoise est un insigne monarchique et un objet de joaillerie historique lié à la monarchie suédoise, au palais royal et aux cérémonies de cour. Il apparaît dans des archives diplomatiques, des inventaires de la couronne et des récits de cour associés à des dynasties comme les Vasa (dynastie), les Holstein-Gottorp, et les Bernadotte. Des descriptions et des restitutions figurent dans des catalogues de musées, des collections royales et des répertoires d'orfèvrerie liés à Stockholm, Drottningholm et le Skansen.
La couronne est documentée dans des registres de la Chambre des comptes suédoise, des états de la trésorerie et des récits de voyages de diplomates comme ceux de la délégation diplomatique auprès d' et d'ambassades auprès de la Sainte-Alliance, souvent mentionnée parallèlement aux insignes tels que le Sceptre (monarchie) et l'Orbe (souveraineté). Elle a survécu à des périodes de guerre et de paix impliquant la Grande Guerre du Nord, la Guerre de Trente Ans et des traités comme le Traité de Roskilde et le Traité de Nystad. Des restaurations ont été ordonnées sous des monarques tels que Gustave III de Suède et Charles XIV Jean lors de réformes de la maison royale et de l'inventaire des trésors après la période napoléonienne et le Congrès de Vienne.
L'objet combine des éléments en or, argent et métaux alliés, serti de pierres comme des diamants, des émeraudes et des saphirs souvent acquis sur les routes commerciales par des maisons marchandes de Livonie, d'Antwerpen et de Londres. La silhouette évoque des modèles européens visibles dans les collections de la République des Deux Nations, des familles princières de Saxe-Cobourg et des trésors impériaux conservés au Musée du Louvre ou à la Bibliothèque royale de Suède. Des gravures d'orfèvres renommés apparaissent dans des registres d'ateliers liés à Georg Friedrich Baij, à des manufacturiers de Paris et à des ateliers d'Anvers fréquentés par des conseillers de la cour.
Les techniques mobilisent le travail d'orfèvres, joailliers et lapidaires influencés par des maîtres d'atelier venus de Florence, de Vienne et d'Amsterdam, combinant des procédés comme la ciselure, la taille à facettes et le sertissage clos, observés aussi dans des œuvres de la maison de joaillerie de Fabergé et dans des reliures d'orfèvrerie conservées au Victoria and Albert Museum. Les approvisionnements proviennent d'échanges impliquant la Compagnie des Indes orientales, des négociants de Hambourg et des courtiers de Gênes, reflétant des réseaux commerciaux étudiés par des historiens du patrimoine et des conservateurs du Rijksmuseum.
Portée ou exposée lors de cérémonies royales, de couronnements et de cérémonies d'État, l'objet dialogue avec les symboles de la royauté présents dans la liturgie monarchique et les protocoles de la cour observés à Riddarholmen, au Palais Drottningholm et à la Salle du Trône de Stockholm. Il incarne des principes dynastiques rappelés dans les actes du Riksdag, les proclamations royales et les archives de la Maison royale, et il est souvent évoqué dans des chroniques rédigées par des historiens comme Erik Gustaf Geijer ou des biographes contemporains de la famille royale. Sa symbolique renvoie également aux relations internationales documentées dans les correspondances avec des maisons comme les Wittelsbach, les Habsbourg et les maisons princières d'Europe du Nord.
La conservation mobilise des institutions telles que la Musée national de Suède, la Bibliothèque royale et des services de conservation du patrimoine travaillant avec des protocoles comparables à ceux du British Museum et du Musée national d'Art ancien. Les opérations de restauration impliquent des analyses effectuées avec des laboratoires associés à l'Université d'Uppsala, à l'Université de Lund et à des centres de recherche en chimie analytique comparables à ceux de l'Institut Karolinska. Les inventaires et les expositions temporaires l'ont fait circuler entre Stockholm, Copenhague, Paris, Londres et parfois Saint-Pétersbourg.
La couronne a inspiré des représentations dans des œuvres d'art et de littérature, figurant dans des portraits de la collection du Musée national de Stockholm, dans des drames historiques comme ceux inspirés par August Strindberg et dans des gravures diffusées par des imprimeurs de Stockholm et d'Uppsala. Elle a influencé des motifs dans la joaillerie contemporaine réalisée par des maisons de design basées à Stockholm, Malmö et Göteborg, et elle réapparaît dans des expositions consacrées à la royauté et à l'orfèvrerie aux côtés d'objets issus de collections comme celles du Hermitage et du Prado. Category:Couronnes