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| Banque centrale de la République de Turquie | |
|---|---|
| Name | Banque centrale de la République de Turquie |
| Native name | Türkiye Cumhuriyet Merkez Bankası |
| Founded | 1930 |
| Headquarters | Ankara |
| Governor | (position) |
| Currency | Turkish lira |
| Website | (official) |
Banque centrale de la République de Turquie est la banque centrale de la République de Turquie, chargée de la politique monétaire, de l'émission de la monnaie et de la stabilité financière. Fondée en 1930 à Ankara, elle intervient dans les marchés domestiques et internationaux, coopère avec des institutions telles que la Banque des règlements internationaux, le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, et a joué un rôle central lors de crises comme la crise économique turque et les épisodes d'inflation élevée.
La création en 1930 s'inscrit dans le contexte républicain post-Ottoman après la Première Guerre mondiale et le Traité de Lausanne, avec des acteurs institutionnels comme le ministère des Finances d'Ankara, le Bureau du Trésor et des délégations étrangères. Durant les années 1930–1950, la banque a navigué entre modèles inspirés par la Banque d'Angleterre, la Banque de France et des pratiques observées à la Réserve fédérale, tout en interagissant avec les décisions de la Société des Nations et les changements politiques liés aux partis politiques turcs. Aux périodes de libéralisation des années 1980 et des réformes structurelles des années 2000, elle s'est rapprochée des standards de la Banque centrale européenne, de la Bundesbank et de la Banque du Japon, tout en participant aux discussions de Maastricht et aux forums du G20. Les épisodes récents incluent des gouverneurs et équipes influencés par des universités telles que l'Université d'Ankara, l'Université technique du Moyen-Orient, l'Université de Columbia et la London School of Economics, ainsi que des dialogues avec des banques commerciales comme Türkiye İş Bankası, Garanti BBVA et Akbank.
Le statut légal découle de la loi fondatrice et d'amendements successifs adoptés par l'Assemblée nationale turque, impliquant le Président de la République de Turquie, le Conseil des ministres et le ministère du Trésor et des Finances. La gouvernance comprend un gouverneur, un conseil d'administration et des comités consultatifs, en dialogue avec la Cour constitutionnelle, le Conseil d'État et des organes de surveillance bancaire comme l'Autorité de régulation et de supervision bancaire (BRSA). La banque entretient des relations institutionnelles avec des universités, des cabinets d'audit tels que KPMG et PwC, et des agences de notation internationales comme Moody's, Standard & Poor's et Fitch, qui évaluent sa crédibilité et influencent les anticipations des investisseurs institutionnels, des fonds souverains et des banques centrales étrangères.
Les objectifs officiels incluent la stabilité des prix, la stabilité financière et le soutien à la croissance macroéconomique, en interaction avec les cibles d'inflation, les prévisions de la Banque centrale européenne et les analyses macroprudentielles inspirées par la Réserve fédérale et la Banque d'Angleterre. La banque ajuste ses taux directeurs pour influencer les attentes des marchés, agir sur les variables suivies par l'Institut de statistique turc (TurkStat), la Banque asiatique de développement et la Banque de développement du Conseil de l'Europe, et coopère avec le FMI et la Banque mondiale sur les programmes d'ajustement structurel, les revues Article IV et les lignes de crédit bilatérales.
Pour mettre en œuvre la politique monétaire, la banque utilise des instruments tels que les opérations d'open market, les facilités marginales, les réserves obligatoires, les swaps de change et les placements à termes, en coordination avec des contreparties comme les banques de dépôt, les banques d'investissement internationales et les chambres de compensation. Elle opère sur les marchés interbancaires turcs, sur Borsa İstanbul et interagit avec des systèmes de paiement tels que le TARGET2, SWIFT et les infrastructures de règlement et livraison d'actifs, en lien avec la Banque européenne d'investissement et la Banque islamique de développement pour des opérations spécifiques.
La banque centrale joue un rôle clef dans la stabilité du système bancaire turc, en coordination avec la BRSA, le Fonds d'assurance des dépôts (TMSF) et des banques comme Ziraat Bankası et Halkbank. Elle surveille le risque systémique, la liquidité en livres et devises, les bilans des institutions financières, la solvabilité des sociétés de crédit, et collabore avec des acteurs internationaux comme la Banque d'Angleterre et la Banque des règlements internationaux pour les cadres macroprudentiels et le stress testing.
L'émission des billets de banque et des pièces métalliques en livre turque implique des décisions de conception, sécurité et distribution, en liaison avec des imprimeurs et graveurs nationaux et étrangers, des bureaux de monnaie comme la Monnaie royale (Royal Mint) et des fournisseurs de fibres et de filigranes. Les séries de billets ont présenté des portraits de figures historiques turques et ottomanes et sont ajustées lors de réformes monétaires et de désinflation, impliquant la Banque centrale, le Trésor et la Direction générale des monnaies et médailles.
La banque a été au centre de controverses lors d'épisodes d'inflation, de dépréciation du lira, d'interventions de change et de changements de gouverneurs, suscitant débats parmi économistes affiliés à des institutions comme l'Université Koç, l'Université Bilkent, l'Université de Chicago, ainsi que des commentaires de la Banque mondiale, du FMI, du G20 et des agences de notation. Des réformes ont visé l'indépendance institutionnelle, la transparence des décisions, la communication via des rapports et procès-verbaux et l'alignement sur les normes de la Banque centrale européenne et de la Banque des règlements internationaux.
La banque collabore avec la Banque mondiale, le FMI, la Banque des règlements internationaux, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, le G20, l'OCDE, l'Organisation de coopération islamique et des banques centrales telles que la Réserve fédérale, la Banque centrale européenne, la Banque du Japon, la Banque populaire de Chine et la Banque centrale russe. Cette coopération prend la forme d'échanges techniques, de prêts, d'opérations de swap, de participation à des initiatives de stabilité financière et de forums internationaux comme le Forum de stabilité financière et le Conseil des gouverneurs des banques centrales.
Category:Banques centrales